Homélie du vendredi 25 mai 2018
publié le 24/05/2018 dans Non classé

Une nouvelle fois les pharisiens tendent un piège à Jésus pour le mettre en contradiction avec la loi. Mais Jésus connaît les cœurs ; il leur répond en reprenant le dessein d’amour du Père. Nous avons été créés à l’image de Dieu et en Dieu, il n’y a pas de répudiation.

« Ce que Dieu a créé, que l’homme ne le sépare pas ! »

Le mariage est à l’image des épousailles du Christ et de l’Église. C’est sur cette affirmation théologique que reposent la fidélité et l’indissolubilité.

Le Christ en dénonçant la répudiation de l’épouse est révolutionnaire ! En effet, par cet acte, l’épouse se trouve en danger, pas uniquement d’un point de vue économique, mais aussi psychologique et affectif.

Le Christ a souci de l’épouse, mais à la fin de sa réponse, la femme est tout aussi responsable si c’est elle qui répudie son époux ! Sans doute moins fréquent à l’époque du Seigneur.

Même si notre société banalise le divorce, nous savons bien qu’il crée des blessures profondes entre les époux et que les enfants ne sont pas épargnés. Il y a même des sites qui encouragent l’infidélité…. Comme si nous étions forts ! Personne ne peut faire le malin surtout s’il joue avec le feu.

Il faut nourrir la fidélité par de petits actes délicats de chaque jour.

Il faut habiller son cœur d’attente amoureuse, de tendresse, d’humilité et comme le dit saint Jacques, d’endurance et de patience. La vie d’un couple n’est pas un long fleuve tranquille ; il y a les épreuves de la vie, mais c’est alors que l’amour doit grandir.

« Que votre oui soit oui ». Le jour du mariage, le oui prononcé en pleine liberté s’enracine dans le oui de Marie. Notre pauvre oui est limité. Je dis souvent aux futurs prêtres à la veille de leur ordination : « Quand vous serez étendus sur le sol pendant la litanie des saints, demandez la grâce de la fidélité, car nous la recevons ! »  Tout comme d’ailleurs la grâce du célibat.

Heureusement « le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ». Ce n’est pas un encouragement à tomber, vous avez bien compris ; c’est un encouragement à demander pardon pour toutes nos infidélités et à nous relever si nous sommes effectivement tombés !

Ne nous trompons pas de bonheur ! Oui, le Seigneur nous a créés pour que nous soyons heureux ; ce n’est pas un bonheur artificiel, ni un bonheur au rabais ! Il nous prépare à la vision bienheureuse.

Alors retrouvons la joie du don, que ce soit dans le mariage, dans la vie consacrée ou dans la vie au service des plus pauvres.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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