Homélie du vendredi 24 novembre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Mais pourquoi y avait-il des vendeurs dans le Temple de Jérusalem ? Tout simplement parce que les fidèles achetaient des bêtes pour faire des offrandes. Les pèlerins ne traversaient pas le pays avec les colombes, les béliers et autres bêtes pour les holocaustes. Ils se les procuraient à l’entrée du Temple.

Ainsi le geste de Jésus est prophétique : en expulsant les vendeurs, il annonce une nouvelle liturgie. Dieu ne veut plus des holocaustes, mais de la miséricorde. Le culte extérieur ne correspondait pas toujours à la vie intérieure de ceux qui offraient ces holocaustes.

Avec le Christ, le Temple est d’abord notre cœur ; c’est là où nous devons nous offrir. Le cœur du sacrifice spirituel demandé par Jésus est le sacrifice du cœur. Toutefois, les chrétiens, très tôt, ont construit des lieux de prière pour se retrouver et célébrer l’Eucharistie. Nos églises sont devenues ainsi des maisons de prière et des témoignages de notre foi. Même si malheureusement des églises sont fermées, par manque de fidèles et de prêtres, notre beau pays de France avec tous ces édifices religieux a été marqué par la foi chrétienne. D’ailleurs, même ceux qui sont loin de la foi restent attachés à leur église proche du cimetière où se trouvent des êtres chers qui ont rejoint le Père. La France demeure chrétienne et ces monuments en sont les plus beaux témoignages.

Si nous avons la grâce d’avoir de si belles églises, c’est parce que rien n’est trop beau pour le Seigneur. Comme dans le premier livre des martyrs d’Israël, après la victoire, Judas Maccabée commence par purifier le Temple pour célébrer la dédicace. Le cœur de la cité, c’est la présence du Seigneur. La paroisse est comme la fontaine du village d’où jaillit l’eau vive. Elle est le lieu des rassemblements pour les moments de joie comme pour les moments de peine.

Comme il est beau de voir des fidèles continuer de fleurir leurs églises, de les habiter, car une église sans pierres vivantes est bien triste et risque de devenir un musée.

En ce jour où l’Église fête les martyrs du Vietnam, témoins jusqu’au sang de la tendresse de Dieu, que le Seigneur ravive en nous le trésor que nous ont transmis les générations passées et qu’à notre tour, nous en soyons nous-mêmes les témoins.

« Nous voici pour te rendre grâce, ô notre Dieu,

pour célébrer la gloire de ton nom ! »

Telle est bien notre vocation qui nous combe de bonheur. Que nos célébrations soient vécues dans la joie et l’allégresse ; c’est ainsi que des fidèles rejoindront nos assemblées et que transfigurés, ils témoigneront de la beauté de Dieu.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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