Homélie du vendredi 24 février
publié le 24/02/2017 dans Non classé

le vendredi 24 février 2017 à 18h15

Arrêtons-nous quelques instants sur ce beau passage du livre de Ben Sirac le Sage que nous venons d’entendre. La question de l’amitié est importante dans le cadre de l’éducation. Quand je rencontre des jeunes, ils me parlent souvent de leur “petite amie” ; et je leur pose la question : Et as-tu une grande amie ou un grand ami ?

Nos jeunes ne savent pas très bien ce qu’est l’amitié et pourtant « un ami fidèle, c’est un refuge assuré, celui qui le trouve à trouvé un trésor. »

Mais comment le choisir ? Le Sage nous donne quelques critères. Attention aux amis trop intéressés ; cela se voit lorsque vous avez une certaine notoriété et le jour où vous n’êtes plus reconnu, les amis se sont envolés ! À l’âge de l’adolescence, il faut une sélection. Il y a les camarades, les copains ou copines, mais ce ne sont pas de vrais amis. Un véritable ami ne nous abandonne pas dans les jours de détresses ; un véritable ami est un conseiller fidèle et désintéressé. Entre deux amis, il y a cet espace de liberté qui permet une parole libre et même une correction fraternelle.

Une véritable amitié dure dans le temps et même au-delà des frontières. Point n’est besoin de se téléphoner tous les jours ! Attention aux amitiés fusionnelles.

L’ami est un confident qui sait garder et méditer en son cœur les confidences.

L’ami est un soutien dans les épreuves, par son aide mais aussi par sa présence discrète et efficace.

La mort ne détruit pas l’amitié ; elle est transfigurée, car saisie dans la lumière de Dieu, tout comme l’amour entre les époux ; et nous retrouvons l’Évangile. Comme d’habitude les pharisiens tendent un piège à Jésus à propos de la loi de Moïse sur le renvoi de la femme par son mari. Et comme d’habitude, Jésus déplace la question, car il n’enlève pas un iota de la loi. Il contemple le dessein d’amour du Père en créant l’homme et la femme. Au-delà des concessions faites par Moïse, Jésus restaure la pureté de la loi des origines : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ». Le mariage est inscrit dans le projet de Dieu.

« Montre-moi comment garder ta loi,

que je l’observe de tout cœur. »

Le mariage est si fragilisé par notre monde ! Il vous faut vous appuyer sur la grâce sacramentelle reçue le jour de votre mariage. Il faut la renouveler sans cesse, par des gestes de tendresse, par le dialogue si important, par des surprises, que sais-je ? Dieu merci, les préparations au mariage sont des moments importants, même si cela ne règle pas tout ! N’oubliez pas vos témoins qui sont sûrement des bons amis et l’on retrouve la première lecture. Un ami ne juge pas, ne culpabilise pas, mais est un “élixir de vie” et dans les tensions, on en a bien besoin !

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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