Homélie du vendredi 23 juin 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

« Je suis doux et humble de cœur ». En cette fête du Sacré-Cœur, nous sommes invités à contempler ce Cœur qui a tant aimé le monde et qui n’a reçu qu’ingratitude !

Le coup de lance dans le côté du Christ fait jaillir l’Amour. C’est la révélation du dessein d’amour du Père : « Dieu a envoyé son Fils unique pour que nous vivions par lui ». Le don du Fils est le plus beau don d’Amour du Père. En effet le Fils vient nous rejoindre dans nos blessures pour les guérir et il les guérit en révélant l’amour de Dieu. Cet amour consiste à envoyer son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés. Oui, le Christ est monté en Croix par amour pour son Père et pour chacun d’entre nous.

À nous d’accueillir en nos cœurs cet amour répandu par l’Esprit pour nous aimer les uns les autres, précisément de cet amour divin. Cet amour vécu sera signe de la présence de Dieu en notre monde. « Si tu vois la charité, tu vois la Trinité » aimait redire le grand saint Augustin.

Allons donc à la source de l’amour et cette source est d’abord l’Eucharistie, sacrement de l’Amour par excellence.

« Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui », la grâce de cette fête du Sacré-Cœur, c’est précisément le cœur à cœur.

De ce Cœur, jaillit aussi la grâce du pardon qui nous réconcilie avec le Seigneur, mais aussi avec nous-mêmes et avec le monde.

Mais le Sacré-Cœur me révèle le vrai visage de Dieu. Le Fils nous révèle l’agir de son Père. « Tout m’a été remis par mon Père ». Cette connaissance est vie éternelle. Le Christ en croix dévoile en plénitude le dessein d’amour du Père. Tout d’abord sa fidélité, comme l’a rappelé le Deutéronome. Face à nos infidélités, il y aura toujours la fidélité de l’amour divin ; c’est pourquoi, même si Dieu se met en colère, « sa colère ne dure qu’un instant. » (Ps 30, 5)

Par son enseignement, par ses miracles, le Christ révèle ensuite la tendresse de son Père. Je le dis souvent, nous ne pouvons pas avoir peur du Père. On ne construit pas sa vie spirituelle sur la peur du gendarme, mais sur l’amour d’un Père.

Enfin, le Cœur doux et humble, nous montre le chemin pour être en union avec le Seigneur. Il nous faut demander la grâce de l’unification de notre être pour entrer dans la communion divine.

« Vous trouverez le repos pour votre âme. » Ce repos, ce n’est pas la paresse spirituelle, mais cet abandon et cette confiance. Le repos en Dieu est actif ; il faut se laisser travailler par l’Esprit Saint pour être à l’image de son cœur.

À la veille des ordinations, confions tous ces jeunes pour qu’ils soient des prêtres selon le Cœur du Christ.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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