Homélie du vendredi 22 décembre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

À trois jours de Noël, demandons par l’intercession de Marie, le charisme du Magnificat. En effet, la Vierge chante tout ce que le Seigneur a fait pour elle.

Marie l’immaculée sait qu’elle a besoin de Dieu qui est le Sauveur. Oui, elle est sauvée par avance, mais elle sait que tout vient de son Dieu.

Marie est bien l’humble servante, avec un cœur ouvert, tout offert à la volonté de son Dieu. C’est grâce à son Fiat, donné librement, qu’a pu se dévoiler le dessein d’amour de son Dieu.

Marie chante la sainteté du Nom de Dieu ; elle sait bien que Dieu n’a pas besoin de sa louange, mais elle sait que chanter la sainteté du Nom de Dieu, c’est progresser dans la sainteté, c’est se laisser habiter par le Nom de Dieu.

Marie, si éloigné du péché est cependant si proche des pécheurs : priez pour nous, pauvres pécheurs ! Son intercession nous conduit à son Fils qui vient nous offrir la miséricorde, qui nous remet dans la communion avec son Père.

Marie nous exhorte à la conversion en combattant notre orgueil notre volonté de puissance qui nous éloignent de la tendresse de Dieu. Certes Dieu est le Tout Puissant, mais sa puissance n’écrase pas, bien au contraire, elle est source des grâces qu’il veut répandre en nos cœurs.

Alors ouvrons nos cœurs, soyons affamés des grâces divines ; nous irons dans le Royaume les mains vides, mais le cœur plein d’amour. Marie chante enfin la fidélité de Dieu à son Alliance. Il tient ses promesses d’amour malgré nos infidélités.

Ce Magnificat est pétri de la Parole de Dieu que Marie méditait chaque jour ;

c’est ainsi qu’elle a fait croître le désir de la rencontre à l’Annonciation ;

c’est ainsi qu’elle a pu dire oui à son Dieu, parce qu’elle est

un modèle de l’obéissance de la foi ;

c’est ainsi qu’elle a ce sourire, parce que le “oui” conduit toujours au “Magnificat.”

Que la Vierge nous accompagne sur ce beau chemin d’humilité pour que nous puissions reconnaître notre Dieu trois fois saint à travers ce petit enfant de Bethléem, né pauvre, vivant pauvre et mort pauvre ! Mais illuminé et transfiguré de la crèche à la Croix jusqu’à sa résurrection et son ascension auprès du Père.

Alors, comme le jeune Samuel demeurons à la disposition du Seigneur tous les jours de notre vie.

 

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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