Homélie du vendredi 20 octobre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

« Seigneur, fais grandir en nous la foi ». Telle est notre prière ce soir.

« Abraham eut foi en Dieu, et il lui fut accordé d’être juste ». C’est-à-dire saint. Mais qu’est-ce que la foi ? « La foi est la vertu théologale par laquelle nous croyons en Dieu et à tout ce qu’il nous a dit et révélé » dit le Catéchisme de l’Église Catholique.

La foi est un don de Dieu que nous recevons le jour de notre baptême. C’est le plus beau cadeau de notre vie. La foi sans les œuvres est morte ; en effet si la foi est privée des deux autres vertus, l’espérance et la charité, elle ne nous unit pas au Christ.

C’est la foi qui nous sauve ; rappelez-vous le Christ à Nicodème : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle ». Le croyant ne connaît pas le jugement, il est déjà sauvé.

Mais cette foi, nous avons à la faire grandir par la prière, la méditation de la Parole de Dieu, par les sacrements, par l’étude de la théologie. Parfois nous jouons avec notre foi ; nous aimons nous faire peur ; c’est le doute volontaire.

Attention à certaines émissions dites scientifiques ! Il nous faut toujours discerner. Il peut nous arriver de traverser une période de doute ; c’est alors le doute involontaire. Parfois c’est le Seigneur qui nous met à l’épreuve, mais toujours pour nous faire grandir dans la foi. Ce sont les tempêtes que nous traversons.

L’attitude spirituelle est l’abandon et la confiance. On s’attache au Christ.

Nous voulons aussi comprendre tel article de notre Credo, et cela me paraît bon. Il ne faut pas avoir la foi du charbonnier ; nous avons une raison et elle est au service de la foi ; oui à l’intelligence de la foi ! Mais il faut vivre la conversion augustinienne : non pas d’abord comprendre pour croire, mais commencer par poser un acte de foi afin de mieux comprendre.

Cette foi que nous avons reçue nous permet de vivre autrement ; elle nous fait prendre du recul, car nous sommes désormais en Dieu.

« Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux ». La foi supprime nos peurs, car nous le croyons, le Seigneur ne peut pas nous abandonner.

La foi et l’espérance sont les vertus de l’exode, celles qui nous font avancer vers la contemplation du Père, source de vie éternelle. Surtout, n’essayez pas de mesurer votre foi ; même si elle est grosse comme une graine de moutarde, l’essentiel est notre fidélité au Seigneur et là je peux la mesurer.

« Tu es un refuge pour moi ;

De chants de délivrance, tu m’as entouré », chante le psalmiste.

Alors soyons audacieux en étant les témoins de cette foi dont notre monde a tant besoin.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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