Homélie du vendredi 2 mars 2018
publié le 09/04/2018 dans Non classé

La jalousie entre frères ne date pas d’aujourd’hui ! Au lieu de regarder Joseph, comme le jeune frère disponible pour s’occuper de leur vieux père Jacob, ses aînés ne voient que la belle tunique de grand prix offerte par le père au fils de sa vieillesse.

Les pharisiens et les scribes, au lieu de voir les miracles, au lieu d’entendre l’enseignement de Jésus, au lieu de le reconnaître comme le Fils unique du Père, lls ont plutôt peur de perdre leur pouvoir.

La parabole que nous venons d’entendre constitue une annonce voilée de la passion. Les prophètes, puis le Fils, ont été envoyés dans la vigne et ont été tués. C’est pourquoi le Royaume de Dieu, figuré par la vigne, a été confié à une nation qui portera du fruit ; cette parabole est l’annonce de l’appel d’un nouveau peuple de Dieu, composé de tous ceux qui croient au Christ.

En ce temps de carême, posons-nous la question, nous qui croyons au Christ, quels fruits portons-nous ? Car le Seigneur va venir pour recevoir le produit de la vigne.

« Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur terre ? » Le premier fruit, n’est-ce pas la foi ? Tout baptisé a une responsabilité : il nous faut évangéliser, annoncer la Bonne Nouvelle, rendre compte de notre espérance ! Une foi qui ne se partage pas est vouée à la mort !

Le deuxième fruit est la transformation de ce monde si violent en monde de paix, de justice et d’amour.

Le troisième fruit est la miséricorde. À l’école du Seigneur, nous ne devons pas nous lasser de nous pardonner. C’est la prière du “Notre Père”.

Les autres fruits sont ceux de l’Esprit, si toutefois nous y sommes dociles.

La vigne est-elle rayonnante de sainteté ? C’est ce qu’attend le Maître ! Certes, nous travaillons comme de bons serviteurs, mais l’essentiel est le travail de la grâce. Ainsi, nous sommes appelés à être des serviteurs fidèles et humbles pour laisser transparaître l’œuvre de Dieu. Comme nous l’avons chanté dans le psaume : « Souvenez-vous des merveilles que le Seigneur a faites ».

Oui, car nous aussi nous profitons des fruits de la vigne. À l‘Eucharistie, que de grâces reçues ; à la réconciliation, que de pardons reçus ! Ces fruits nous divinisent et nous permettent de répondre à notre vocation, à ce pour quoi nous avons été créés : être avec le Seigneur dans l’amour ; telle est la vision qui nous comblera de bonheur.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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