Homélie du vendredi 17 novembre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Seigneur guéris nos yeux pour que nous puissions voir que tu es le Créateur de l’univers et que nous puissions discerner ta présence. Telle est notre prière de ce soir.

Le Concile Vatican I rappelle que par la contemplation de l’univers, l’homme peut avoir une connaissance de Dieu. Certes cette connaissance ne sauve pas, mais elle est un chemin qui peut conduire à la foi. Mais, comme le souligne le livre de la Sagesse, l’homme peut chercher des raisons scientifiques, refusant de trouver la cause première. Que de théories sur la Création du monde qui oublient l’Auteur de la Création ! Le récit de la Genèse n’est pas scientifique mais théologique et cependant des scientifiques reconnaissent que l’auteur de ce récit a bien vu les grandes étapes de la Création. L’auteur de la Genèse a voulu nous dire que Dieu est le Créateur, comme nous le confessons dans notre Credo : « Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre ». Refuser Dieu comme Créateur, c’est refuser le Christ Rédempteur. En effet le Christ est venu récapituler toute la création, non pas parce que Dieu aurait raté son œuvre, mais pour que puisse se réaliser son dessein d’amour. Au cœur de la Création, il y a l’homme créé à l‘image de Dieu dont la vocation est de vivre dans l’amour en présence de la Trinité Sainte. Refuser le Créateur, c’est donc refuser l’homme créé à son image. C’est ainsi qu’il ne trouve pas le sens de sa vie et de sa vocation.

Or quelle est notre vocation ? Être louange au Père ; non pas que Dieu ait besoin de notre louange, mais parce que la louange, l’offrande de nos vies, l’action de grâce nous font atteindre notre plénitude. Nous comprenons alors la parole de Jésus dans l’Évangile que nous venons d’entendre : « Qui cherchera à conserver sa vie la perdra et qui la perdra, la sauvegardera ». Les soucis du monde nous éloignent de la source. Nous avons parfois tant de mal à lâcher prise, à nous abandonner un peu plus à la providence divine. Conserver sa vie, c’est s’appuyer sur nos forces si fragiles, c’est souvent se replier sur soi. Conserver sa vie pour en être maître, mais c’est bien Dieu qui est le Maître. Tout vient de lui ; c’est pourquoi il nous invite à perdre notre vie, non pas pour le plaisir de la perdre, mais pour mieux la retrouver en Dieu. Comme saint Paul, nous devrions dire : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi ». Le Christ le dit autrement en nous exhortant à demeurer en lui comme Lui demeure en nous. Alors nous n’avons pas à avoir peur du « jour où le Fils de l’homme se révèlera » ; car nous serons déjà en lui, dans une plénitude de présence. J’allais dire que nous attendons le retour du Christ avec impatience pour connaître la vision béatifique, le Face à Face où nous verrons Dieu tel qu’il est. Cette vision sera source de bonheur éternel, car nous lui serons semblables.

Demandons la grâce de l’émerveillement pour que nous puissions voir l’œuvre de Dieu en nos vies et dans le monde, même s’il est si violent ! La charité ne fait pas de bruit ! Comme le dit le psalmiste : « Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l’ouvrage de ses mains. »

Alors regardons de temps en temps vers le ciel, même si à Paris ce n’est pas très facile !

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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