Homélie du vendredi 16 mars 2018
publié le 09/04/2018 dans Non classé

Les saints dérangent toujours parce qu’ils éclairent les zones d’ombre des impies ! Les saints ne se mettent pas systématiquement au goût du jour, car ils prennent le temps de discerner pour voir ce qui est bon et ce qui est mauvais ! Ils ne rejettent pas le monde dans lequel ils vivent, mais ils ne veulent pas s’embarquer sur des chemins où l’on risque de s’embourber.

Mais comment discernent-ils ? Parce qu’ils connaissent les secrets de Dieu révélés à travers sa Parole. Ils ont formé et éduqué leur conscience. Dans l’éducation, on oublie cette dimension. Non seulement il faut former les intelligences, mais aussi les cœurs et les consciences.

Dans notre monde où les points de repères bougent, où l’environnement est tellement différent de ce que nous avons connu, où une autre culture, celle du numérique, prend la place de la culture classique, il est important de relever ce qui est bien pour l’homme.

Dieu sera présent dans ce discernement ; nous serons peut-être ridiculisés, sans doute incompris, parfois persécutés, mais Dieu ne nous abandonnera pas. Nous connaissons la récompense promise au juste qui sera fidèle jusqu’au bout : « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » Oui, nous serons glorifiés, comme dit le livre de la Sagesse.

C’est ainsi que nous nous mettons à la suite du Christ. Jésus proclame dans le Temple son message prophétique : il est l’envoyé du Père. Il connaît le Père à la différence des juifs. « Vous me connaissez ? » Si les juifs connaissaient le Christ, ils sauraient d’où il vient. Le Christ est l’Innocent qui vient d’ailleurs pour révéler la vraie connaissance de Dieu.

C’est cette connaissance qui est source de salut : « la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi et celui que tu as envoyé ». Cette connaissance n’est pas d’abord d’ordre intellectuel, mais c’est une expérience qui nous fait entrer dans l’intimité de Dieu, qui nous unit à lui, qui nous met en communion. C’est bien par la prière silencieuse, de recueillement que nous entrons dans le mystère de Dieu. Plus j’avance dans ma prière, plus j’entre dans le mystère trinitaire, en sachant bien que je n’épuiserai jamais un tel mystère. Il y a ces touches de l’Esprit, ces illuminations dans nos cœurs qui nous font avancer tout en faisant grandir le désir de la vision béatifique.

Encore deux semaines pour préparer nos cœurs et découvrir que « Dieu a tant aimé le monde qu’il nous a envoyé son Fils unique. »

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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