Homélie du vendredi 16 février 2018
publié le 09/04/2018 dans Non classé

Le mercredi des cendres, nous avons peut-être déjà pris de bonnes résolutions.

Le Seigneur nous a donné trois orientations : la prière, le jeûne et l’aumône. En ce vendredi, la liturgie de la Parole revient sur le jeûne. Jeûner dans le secret nous a dit le Seigneur, mais pourquoi jeûner ?

Si c’est pour perdre quelques kilos, vous avez déjà votre récompense !

Si c’est pour vérifier l’état de votre liberté intérieure, c’est mieux !

Il est bon, de temps en temps, de voir ce qui nous rend accro et d’essayer de nous en libérer : le téléphone portable, internet, la télé, l’alcool, le tabac… que sais-je ? Mais là encore cette libération en vue de quoi ? En vue d’abord d’une relation plus intense avec le Seigneur. À la place d’internet, un peu d’oraison ou de lectio divina, un peu de silence et de recueillement.

Mais le Seigneur en Isaïe vient de nous redire : « le jeûne qui me plait, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes… partager le pain avec celui qui a faim, accueillir… »

Ainsi le jeûne est lié à l’aumône. Le véritable jeûne nous permet de grandir dans la charité.

Si je jeûne pour faire des économies, j’ai déjà ma récompense ! Si je jeûne pour partager, alors « si tu appelles, le Seigneur répondra : si tu cries, il dira : me voici. »

Alors dans le secret de nos cœurs, prenons une décision spirituelle : quel jeûne pour que mon cœur soit purifié ?

Le psalmiste nous dit ce que le Seigneur attend de nous :

« Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,

Tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;

Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. »

Que signifie un cœur brisé et broyé ? C’est un cœur qui est humble, prêt à reconnaître son péché et à demander pardon. Brisé par la souffrance que nous avons causée, brisé aussi par nos propres blessures. Le temps du carême est non seulement celui de la conversion, du pardon mais aussi celui de la guérison. C’est par tes blessures que nous sommes guéris.

« Alors la lumière jaillira comme l’aurore et tes forces reviendront vite ». Ce chemin proposé pendant le carême est celui de l’illumination, de la transfiguration. Libéré de nos entraves, de nos manies, nous allons nous remettre à la suite du Christ.

Le sens du carême n’est-il pas de préparer nos cœurs pour entrer joyeux dans le mystère Pascal. Alors à tous, une pénitence joyeuse !

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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