Homélie du vendredi 15 juin 2018
publié le 31/05/2018 dans Non classé

Allons avec le prophète Élie à l’Horeb, la montagne de Dieu, pour faire avec lui une expérience spirituelle.

« Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer ».

Le Seigneur passe souvent en nos vies, mais nous sommes tellement à l’extérieur de nous-mêmes, avec des vies agitées. Dans la prière, le recueillement, nous nous tenons prêts à cette rencontre. Pour cela, il nous faut descendre au plus profond de nos cœurs pour y découvrir sa présence ; mais cela suppose un peu de temps ! La mise en présence de Dieu est essentielle dans une vie d’oraison. Nous allons toujours trop vite, parce que nous avons peur du silence. La rencontre avec Dieu est rarement dans l’extraordinaire ! Nous ne sommes pas saint Paul ! Dieu intervient dans l’ordinaire de nos vies. Il n’est présent ni dans l’ouragan, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu, mais bien plutôt dans le murmure d’une brise légère. D’où l’importance du silence dans notre prière. Nous parlons beaucoup trop ; laissons le Seigneur en placer une ! Il a quelque chose à nous dire. Certains me disent qu’ils n’entendent rien ! Il est vrai que nous entendons rarement des voix et j’allais dire tant mieux, car le Seigneur risque de nous donner des missions bien difficiles ; rappelez-vous Sainte Jeanne d’Arc ! Mais dans le silence de nos cœurs, il y a cette présence divine qui devient Parole.

Nourrissez votre prière de la Parole de Dieu. Que dit le Seigneur à Élie qui fuit ceux qui veulent le tuer ? Ne t’inquiète pas ; je ne t’oublie pas, je ne t’abandonne pas ! Et je te nomme un successeur. Dieu vient toujours à notre secours ; sa présence est réconfort et soutien. « C’est ta face, Seigneur, que je cherche », notre prière se résume en ce désir : voir Dieu.

« Mon cœur m’a redit ta parole : cherchez ma face ». Le psalmiste nous partage sa prière ; c’est bien le Seigneur qui s’adresse ce soir à chacun d’entre nous : « Cherchez ma face. »

Mais où trouver le Seigneur ? Au fond de ton cœur, découvre ce Moi plus profond que moi-même. Ensuite regarde les bontés du Seigneur : la beauté de la création, la beauté des saints, la beauté de l’amour, la beauté de l’Église.

Mais nous le voyons aussi à travers nos prochains : nous voulons voir Jésus à travers vous, aimait rappeler saint Jean-Paul II aux prêtres.

« Si tu vois la charité, dit saint Augustin, tu vois la Trinité. »

« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage, espère le Seigneur. »

L’espérance nous fait tendre vers le Royaume, là où nous verrons le Seigneur face à face et où nous lui serons semblables.

Vivons d’une telle espérance.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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