Homélie du vendredi 15 décembre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

« Je suis le Seigneur ton Dieu, je te donne un enseignement utile, je te guide sur le chemin où tu marches », vient de nous redire le Seigneur à travers le prophète Isaïe. Mais nous avons encore la nuque raide et nous refusons le chemin qui conduit au bonheur. Heureusement Dieu est fidèle et si nous traversons les ravins de la mort, il est là. Comment Dieu nous guide-t-il ? Nous sommes comme des aveugles et nous ne voyons pas les obstacles ! C’est le diable qui nous aveugle en nous donnant bonne conscience ! Le Seigneur, lui, nous éclaire pour discerner le bien du mal. C’est sa Parole qui est la lampe sur notre route et qui, sur la voie étroite, nous empêche de tomber.

Le Seigneur nous guide s’il devient notre confident ; encore faut-il lui parler, encore faut-il le laisser parler ! Dieu respecte notre liberté ; il nous demande de lui offrir notre liberté pour nous tenir par la main, voire même nous porter si nous sommes blessés. La condition pour être bien guidé, c’est la dépendance vis-à-vis du Seigneur. Cette dépendance ne supprime pas notre liberté, bien au contraire ! Elle la renforce, car elle nous oriente vers la source, ce pour quoi nous avons été créés. Lorsque nous quittons la source, nous perdons notre liberté intérieure et nous entrons dans différentes formes d’esclavage. Loin de la source, nous nous déshumanisons.

Le Seigneur nous guide en nous donnant la grâce du discernement. Mais comme dans l’évangile, nous refusons les messagers ; on perçoit Jean-Baptiste comme un possédé… mais les saints dérangent toujours ; quant à Jésus, il est vu comme un glouton et un ivrogne.

Les prophètes, les saints, tous les envoyés de Dieu, et le Christ bien sûr, sans se lasser nous montrent le chemin de sainteté, mais nous préférons devenir esclaves de nos tendances, de notre histoire de péché, de ce monde artificiel qui nous éblouit et qui nous fait tomber dans les trous !

Heureusement, « la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait ». Alors, à nous de regarder l’œuvre de la Sagesse de Dieu, son dessein d’amour qui se révèle une nouvelle fois : Dieu a tant aimé le monde qu’il nous a envoyé ce qu’il a de plus cher, son Fils unique pour nous montrer le chemin qui conduit dans son royaume.

« Qui marche à ta suite, Seigneur, aura la lumière de la vie, » venons-nous de chanter dans le psaume. Il est temps de nous remettre à la suite du Christ et de fixer nos yeux sur lui, pour ne pas nous laisser égarer et arriver ainsi avec les bergers à la crèche de Bethléem.

 

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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