Homélie du vendredi 13 octobre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Toute la vie du Christ est un combat contre le prince de ce monde et ce combat est une victoire.

« Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à nous ». Oui, le règne de Dieu est déjà là par la victoire du Ressuscité ! Mais ce combat se poursuit, en sachant que nous portons en nous le vainqueur. Nous n’avons pas à avoir peur de Satan ! Il s’agit d’être plus rusé que lui. C’est pourquoi le Christ nous invite à la vigilance dans cette lutte à mener contre les mauvais esprits.

Pour mener le bon combat, il faut d’abord nommer le diable et donc discerner où est le mensonge. Et le mensonge est toujours le même : laisse le Seigneur et tu seras heureux. Lorsque le diable nous parle de liberté, c’est toujours pour nous enchaîner. Le péché appelle le péché et s’installe alors un esclavage. Le diable est un grand séducteur.

Ensuite, il nous faut mener le combat dès le début de la tentation ; à force de jouer avec le feu, on se brûle ! On chasse la tentation par la Parole de Dieu.

Enfin, il nous faut combattre jusqu’au bout : on y laisse parfois des plumes ; on ressort blessé avec des cicatrices – Antoine du désert, fondateur du monachisme, s’est battu plus d’une fois avec tous les esprits mauvais. On le retrouvait souvent abattu dans sa cellule ; mais il s’était bien battu. Les cicatrices de nos combats, ce sont nos stigmates.

Parfois nous avons l’impression que le combat est terminé… Mais plus nous avançons vers le Seigneur, plus nous excitons le diable.

« Délivre nous du mal », telle est notre prière, ce soir. Le diable connaît nos fragilités, mais nous aussi, nous les connaissons ; c’est pourquoi nous les présentons avec confiance au Seigneur pour qu’il les guérisse. Ainsi les sacrements nous rendent forts dans le combat, tout comme les vertus théologales.

La foi est essentielle, car je crois que je ne suis pas seul et que je peux sortir vainqueur.

L’espérance est tout aussi essentielle ; elle me fait regarder vers le royaume, là où je suis attendu. Cette vertu me fait changer de point d’appui. Espérer contre toute espérance, le Seigneur ne m’abandonne pas.

Enfin la charité, car la charité unifie, tandis que le péché divise. La charité me décentre de moi-même et me donne à l’autre.

« De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce,

Je dirai tes innombrables merveilles ».

Oui, faites mémoire de vos victoires et rendez grâce à Dieu.

 

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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