Homélie du vendredi 13 janvier
publié le 13/01/2017 dans Non classé

le vendredi 13 janvier 2017 à 18h15

« Qu’est ce qui est le plus facile de dire ? » Pour les hommes , il est plus facile de dire : “ tes péchés sont pardonnés” car cela ne les engage pas de trop ! mais  pour le Christ ! Le pardon des péchés, cela l’engage et le conduit au mystère de la Croix, le mystère de la Rédemption. Le paralysé a sans doute été surpris d’entendre : “tes péchés sont pardonnés,” lui qui venait pour une guérison ! Et il découvre que c’est son péché qui le paralyse !

Nous sommes tous paralysés par notre péché qui nous rend esclave en nous supprimant notre liberté, et la grâce du pardon sacramentel est une véritable guérison.

Si le paralysé va vers Jésus, c’est aussi parce qu’il a la foi ; il croit que seul le Christ peut le guérir. Et nous, croyons-nous que seul le Christ peut guérir nos cœurs et libérer notre liberté ?

Le paralysé est accompagné par ces hommes qui deviennent eux aussi témoins de la guérison. Nous sommes tous des témoins nous aussi, mais nous avons été conduits à la source par nos parents, nos catéchistes, nos aumôniers, un ami, que sais-je ? L’occasion de rendre grâce pour tous ces témoins transfigurés qui nous ont transmis la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.

Alors « nous qui sommes venus à la foi, nous entrons dans le repos de Dieu », vient de nous dire l’auteur de l’Épitre aux Hébreux. Dès maintenant nous avons à entrer dans le repos du Seigneur. C’est la grâce de la prière et plus particulièrement la grâce de l’oraison.

« Empressons-nous d’entrer dans ce repos-là, afin que personne ne tombe en suivant l’exemple de ceux qui ont refusé de croire. »

La prière, la lecture priante de la Parole de Dieu, les sacrements nous accompagnent sur ce chemin de sainteté. Le lieu du repos est notre âme, un véritable ciel. C’est là où nous contemplons la Trinité Sainte. En ce jour nous fêtons saint Hilaire, le théologien de la Trinité. Sa théologie est la contemplation en actes. Certes, il a mis ses dons intellectuels au service de la théologie, mais il a d’abord habité son cœur. Il s’y est plongé pour faire une expérience Trinitaire.

Tout baptisé est théologien ; il lui suffit d’entrer dans son être intérieur et de contempler l’œuvre de Dieu. La Trinité travaille en nous grâce à l’Esprit-Saint qui est communion d’amour entre le Père et le Fils. Nous entrons dans cette communion et c’est ainsi que tout notre être se divinise progressivement. C’est ainsi que nous ressemblons de plus en plus à Dieu, en devenant fils dans le Fils.

Ce repos de Dieu n’est donc pas un repos humain, mais une œuvre d’amour. Il s’agit pour nous d’être dociles, de se laisser façonner par les mains de Dieu. C’est l’œuvre de la grâce. Pour cela, il faut le recueillement dont on a besoin pour notre vie spirituelle. Il s’agit de demeurer, comme aime le dire le Christ à ses disciples.

N’est-ce pas la grâce à demander ce soir : Fais-moi entrer dans ton repos et aide-moi à y demeurer.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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