Homélie du dimanche 15 janvier
publié le 13/01/2017 dans Non classé

le dimanche 15 janvier 2017 à 11h30

Les Pères de l’Église se posaient la question : « Mais pourquoi donc le Christ a-t-il reçu le baptême de conversion de Jean-Baptiste, puisqu’il est sans péché ? »

Jésus est venu pour les pécheurs et en venant auprès du Baptiste, il était sûr de les rejoindre. Il n’est pas venu pour les bien-portants, mais bien pour les malades. Mais, s’il est venu, c’est pour refaçonner nos corps pour qu’ils deviennent ou plutôt redeviennent “capables de Dieu”. Rappelez-vous, nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Par le péché des origines, nous avons perdu la ressemblance, mais non l’image, qui est ontologique, qui fait partie de notre être et qui demeure, baptisé ou non ; en revanche, la ressemblance, nous la retrouvons par la grâce du baptême. Cette ressemblance est dynamique : je ressemble de plus en plus à Dieu.

Dans l’Évangile de Jean, le Seigneur précise : « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint ».

Le verbe important est celui de “demeurer”. Voilà la nouveauté. Dans l’Ancien Testament l’Esprit Saint est présent ; il est présent à la Création du monde, comme l’une des mains du Père, l’autre main étant le Verbe. Il est bien présent chez les Prophètes ; il passe mais ne demeure pas de manière stable ! Grâce au baptême du Christ, nous devenons la demeure de l’Esprit Saint ; nous sommes désormais le Temple de l’Esprit ; tout notre être est marqué, gravé du sceau de l’Esprit. Quelle grâce ! Cette marque est indélébile. Nous appartenons au Christ par le don de l’Esprit pour devenir offrande au Père. Saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens précise : « ceux qui sont sanctifiés dans le Christ-Jésus et sont appelés à être saints. »

Par le baptême, nous recevons la grâce de sainteté, car nous avons été créés pour être saints, vivre en présence de Dieu dans l’amour. Donc, nous sommes des saints ; Bonne nouvelle ! Mais des saints pécheurs ! C’est dire que la sainteté est réalisable. Même si vous vous sentez trop fragiles, même si vous vous trouvez trop petits, la sainteté n’est pas impossible. Ce désir que vous portez en vos cœurs, c’est le Bon Dieu qui vous l’a mis et il ne met jamais des désirs irréalisables ; il donne les moyens de les réaliser par ses grâces multiples.

Alors deux questions : Avons-nous le désir de la sainteté ? Et profitons-nous des grâces divines pour répondre à ce désir ?

Saint Paul dit bien que nous sommes appelés à être saints. Et c’est bien le Père qui s’adresse à chacun d’entre nous. C’est un appel au bonheur, un appel à la liberté des enfants de Dieu.

C’est la façon pour le Père de nous dire combien il nous aime : « En toi, je manifesterai ma splendeur », il s’agit bien de la vision de Dieu qui est source de vie éternelle. Cette splendeur habite tout notre être et nous illumine. C’est ainsi que nous rayonnons de cette splendeur ; c’est ainsi aussi que nous devenons des témoins transfigurés : « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ».

C’est à chacun d’entre nous d’annoncer la bonne nouvelle du salut, en étant des passionnés du Christ. L’annonce de la foi doit susciter une rencontre personnelle avec le Ressuscité. Or cette rencontre, elle se fera à travers des disciples joyeux et transformés par la grâce surabondante du Christ.

« J’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée » ; c’est ce que notre monde attend aujourd’hui.

à voir aussi
Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

allumer une bougie à notre-dame