Homélie du vendredi 12 janvier 2018
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Avec la guérison du paralytique à Capharnaüm, nous sommes au cœur du mystère de la Rédemption. Si le Père a envoyé son Fils dans le monde, c’est précisément pour nous pardonner et nous libérer de ce qui nous paralyse.

La guérison du paralytique est donc un signe qui va bien au-delà de cette guérison. Dire : « tes péchés sont pardonnés », c’est l’annonce de la Croix ! « Lève-toi, prends ton brancard et marche », c’est l’annonce de la résurrection. C’est par ses blessures que nous sommes sauvés ! Le sang du Christ vient soigner nos blessures, encore faut-il lui montrer ! Notre grande blessure, c’est de ne pas savoir aimer comme le Seigneur nous le demande ; sans doute à cause de notre orgueil et de notre égoïsme.

Mais dans ce récit, il y a une autre dimension que j’appellerai volontiers missionnaire. Je pense à ces gens qui portent le paralysé, qui découvrent le toit de la maison pour descendre le brancard. Il y a un acte de charité, mais aussi un acte de foi. Si ces gens font tant d’efforts, c’est parce qu’ils croient que le Christ peut guérir et remettre debout ce paralytique. Et nous ? Est-ce que nous accompagnons des personnes blessées auprès du Seigneur ? Certes, nous sommes nous aussi blessés ; c’est pourquoi, nous ne sommes pas là pour donner des leçons de morale, mais pour accompagner. Nous connaissons le chemin de la miséricorde. Rien n’est impossible à Dieu ! Il faut le redire sans cesse à ceux qui sont écrasés par leur histoire de péché, ceux qui ne croient pas en la force de la grâce miséricordieuse.

« Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu en disant : nous n’avons jamais rien vu de pareil ». Nous devons nous émerveiller de la Parole de Jésus : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Après chaque confession, n’oublions pas de rendre grâce à Dieu. On ne peut pas s’habituer à cette grâce qui guérit en nous réconciliant avec Dieu, avec nous-même et avec nos prochains.

« Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante ». Le monde a besoin de témoins transfigurés par la tendresse de Dieu et sa miséricorde.

Osons désarmer devant le Seigneur pour lui présenter nos cœurs blessés afin qu’il les guérisse. Et même s’il nous arrive de retomber, n’oublions pas que Dieu ne se lasse jamais de nous pardonner.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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