Homélie du jeudi 10 mai 2018
publié le 24/05/2018 dans Non classé

« Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

Cette fête de l’Ascension est liée à la parousie, c’est-à-dire à la venue en gloire du Seigneur à la fin des temps. Même si le Christ est désormais assis à la droite du Père, il n’abandonne pas ses disciples, bien au contraire !

« Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient » vient de nous rappeler saint Marc.

Cette fête de l’Ascension est bien celle de l’espérance, car elle nous montre où nous sommes attendus ; elle est aussi la fête de l’Esprit, car ce temps est désormais celui de la sanctification, même si nous attendons avec impatience la Pentecôte ; enfin c’est le temps de l’Église dont la mission essentielle est de poursuivre l’œuvre du Christ en annonçant la Bonne Nouvelle, en expulsant les démons, en guérissant les malades et en affrontant sans avoir peur les forces du mal.

Tout disciple, par le don de l’Esprit devient un apôtre. C’est pourquoi il faut que nous évangélisions avec plus d’audace et de joie. Ce trésor, nous ne pouvons pas le garder pour nous.

Notre monde a besoin d’entendre la voix de l’Église. Comme le dit notre Archevêque à propos des sujets bioéthiques qui vont être imposés par les politiques : « Que la position de l’Église pèse ou non, je parlerai. Quand on se rendra compte des dérives des puissances financières qui mettent la main sur nous, on se rappellera que l’Église avait une parole de liberté. Quand notre société retrouvera le goût de la liberté, elle se rendra compte que l’Église n’avait pas tort. Ce n’est jamais perdu ! »

Le disciple témoigne à temps et à contretemps ; c’est de notre devoir de mettre le monde dans la vérité qui ne nous appartient pas ! Le Magistère de l’Église est prophétique ; il n’est pas là pour dire systématiquement non ! Il est là pour mettre en lumière les conséquences à long terme de nos décisions. Le Seigneur veut notre bonheur, c’est pourquoi il ne nous abandonne pas ; encore faut-il l’écouter !

Quels sont les signes que le Seigneur de gloire nous donne dans notre mission d’évangélisation ?

 

Tout d’abord, certains signes sont intérieurs à l’apôtre. Ce n’est pas nous qui parlons, mais bien le Christ qui touche les cœurs. Nous ne sommes que ses instruments !

Le signes se voient à travers nos visages : « on veut voir Jésus à travers vous » aimait redire saint Jean-Paul II à des prêtres. Mais pour cela il faut imiter le Christ en se laissant habiter par ses sentiments.

Laissons-nous habiter par sa Parole ; c’est elle qui convertit.

Regardons le Christ en train d’annoncer la Bonne Nouvelle et essayons d’en faire autant !

Il y a aussi des signes extérieurs ; là aussi, c’est l’œuvre du Christ. On ne les voit pas toujours et heureusement ! Car nous risquerions de nous les accaparer !

Mais que de cœurs bouleversés et blessés qui se tournent vers le Seigneur parce qu’ils viennent de découvrir qu’ils sont aimés de Dieu.

Que de tristesses chassées par la joie de l’Évangile !

Que de bonheurs retrouvés par le chemin de la Vérité !

Que de libertés recouvrées grâce à la loi nouvelle, celle de l’Esprit !

N’attendons pas demain pour témoigner de l’Évangile ! C’est le moment favorable, celui du Salut.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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