Homélie du vendredi 8 septembre
publié le 03/10/2017 dans Actualité

Quelle grâce de pouvoir célébrer ici-même la Nativité de Marie, elle qui attire tant de fidèles dans cette cathédrale. Comment ne pas s’émerveiller de ce visage de tendresse qui nous conduit à son Fils bien-aimé ?

Fêter la Nativité de celle qui a dit oui au Seigneur, nous invite à contempler le dessein d’amour du Père ; c’est saint Paul qui dévoile les grâces du dessein d’amour : nous sommes appelés, nous sommes destinés à être l’image du Christ, à être des saints et à accueillir la gloire du Père.

Marie est en ce sens à la source, au commencement du Salut, car c’est librement qu’elle a dit oui, qu’elle s’est offerte à l’amour de Dieu. Son Fiat nous a donné ce Fils qui a sauvé son peuple de ses péchés.

En cette fête, Marie nous exhorte à redire oui au Seigneur, car il veut notre bien. Le chemin proposé est celui des béatitudes. Marie a vécu ce chemin : sa douceur, sa paix, sa pureté, sa compassion, sa fidélité, sa justice. Elle veut nous redire qu’elle fut comblée. Dès le début, elle a été disponible à son Seigneur ; à la crèche, elle rayonne de sa pureté ; tout au long de la mission de son Fils, elle est là comme à Cana ; elle suit son Fils, mais sans être possessive, tout en retrait, belle icône de la tendresse et de la pureté, belle image de la dépossession et de la chasteté. Marie est aussi au pied de la Croix, souffrant avec son Fils et recevant saint Jean comme un fils. Elle qui est sans péché est si proche de chacun d’entre nous ; elle a reçu ce coup de glaive en communion avec son Fils, signe de son intercession jusqu’à l’heure de notre mort.

Marie est enfin avec les disciples en attendant le don de l’Esprit Saint ; elle est la Mère de l’Église et continue de l’accompagner malgré les tempêtes.

En cette fête de la Nativité de Marie, renouvelons notre attachement à celle qui est notre Mère ; il nous faut la prendre chez nous, en nos cœurs ; se confier à elle, lui parler, lui dire nos peines et nos joies. Mais il faut aussi la laisser parler ; qu’elle nous parle de son Fils.

De temps en temps, n’hésitez pas à lire l’Évangile avec le regard de Marie ; pour cela, il vous faut demeurer avec elle, par la récitation du chapelet, par la prière silencieuse devant son icône, par la méditation de ses paroles si simples et qui touchent les cœurs.

Que Marie nous transmette son charisme du Magnificat :

« Que mon cœur ait la joie de ton salut ! »

Soyez des témoins contagieux du dessein d’amour du Père ; et nous le serons par la joie qui rayonne sur nos visages.

 

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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