Homélie du vendredi 29 septembre
publié le 03/10/2017 dans Actualité

« La splendeur de ces archanges nous laisse entrevoir comme tu es grand et combien tu surpasses tous les êtres » dirons-nous dans la préface.

Fêter les anges et archanges manifeste la gloire de Dieu ; nous entrons non seulement dans la liturgie céleste, mais aussi dans le dessein d’amour du Père.

Tout d’abord Saint Michel, le chef des armées du ciel, vainqueur de Satan dans le grand combat de la fin des temps, comme on vient de l’entendre dans l’Apocalypse. Mais nous ne sommes pas encore à la fin des temps et le combat spirituel continue et le prince de ce monde ne désarme pas ! Il suffit de voir notre monde ! Certes, c’est bien le Christ victorieux qui nous permet de sortir vainqueur du combat, mais nous pouvons aussi nous appuyer sur saint Michel ; il ne pourra que nous aider. Tout comme nos saints anges gardiens, ces créatures spirituelles nous sont données pour notre bien.

Raphaël et Gabriel sont les messagers de Dieu ; c’est dire que leur présence invisible révèle l’histoire du Salut ; ils sont les messagers de la Bonne Nouvelle pour nous révéler la beauté et la tendresse de notre Père.

À chaque eucharistie, nous faisons mémoire de la liturgie céleste où les anges et les archanges chantent : « Sanctus, Hosanna ».

Dans la liturgie d’Orient, le prêtre symbolise avec les pales, les ailes des anges qui virevoltent au-dessus des offrandes ! Ils sont là pour porter nos offrandes sur l’autel céleste en présence de la gloire de Dieu. Nos liturgies n’ont de sens que parce qu’elles participent à la liturgie du ciel. C’est pourquoi la liturgie est le lieu source, une entrée dans le mystère. Nos liturgies ne sont pas horizontales ; elles nous élèvent vers le Seigneur. Nous entrons dans un autre temps, un autre espace ! Lieu du recueillement et de l’intériorité ; lieu du silence qui devient Parole au fond de nos cœurs.

Fêter les anges, c’est entrer enfin dans la joie de Dieu.

« Ciel, sois donc dans la joie, ainsi que vous tous qui demeurez aux cieux. »

Ne vous inquiétez pas ; on ne s’ennuiera pas auprès du Père, dans son cœur. Célébrer la liturgie, c’est entrer dans la joie du Père. Rappelez-vous la parole du Christ : « Tu as été fidèle en peu de choses, entre dans la joie du Père. »

Puissions-nous, au moment de notre pâque, entendre une telle parole alors, « nous chanterons le Seigneur en présence des anges. »

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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