Homélie du dimanche 8 avril 2018
publié le 12/04/2018 dans Non classé

« La victoire remportée sur le monde, c’est notre foi », vient de nous redire saint Jean dans sa première lettre.  En ce dimanche de la miséricorde, rendons grâce pour ce don de la foi que nous avons reçu le jour de notre baptême. Je le dis souvent, la foi est le plus beau cadeau de notre vie et le cœur de notre foi, c’est le Christ Ressucité, assis à la droite du Père et qui intercède sans cesse comme grand-Prêtre auprès de son Père.

Le Christ apparaît à ses disciples avec les stigmates de sa passion pour bien montrer que son offrande est unique et éternelle. Unique parce que le Christ est à la fois la victime, l’autel et le Grand Prêtre. Éternelle, parce qu’aujourd’hui encore comme hier et demain, nous pouvons répondre à notre vocation fondamentale, être vivante offrande au Père en nous laissant entraîner dans l’acte eucharistique du Christ.

Si nous croyons que Jésus est le Christ, le fils unique engendré du Père, lumière née de la lumière, alors nous sommes nés de Dieu. C’est dire que nous sommes déjà des êtres divinisés grâce à la foi. Divinisés, c’est-à-dire devenir comme Dieu, sans prendre sa place bien sûr ! Nous potons tous ce désir d’être comme Dieu puisque nous sommes créés à son image et à sa ressemblance, et la miséricorde divine est ce partage de sa divinité. Nos premiers parents, trompés par le diable, voulaient être comme des dieux par leurs propres moyens. Le dessein d’amour du Père, c’est de nous diviniser, mais par pure grâce.

Cela ne signifie pas qu’on ne doit rien faire ! Mais c’est se rappeler que tout vient de Dieu.

La foi nous engage non seulement à aimer Dieu, mais aussi à accomplir ses commandements qui se résument en l’amour du prochain… et cet amour va jusqu’à l‘amour des ennemis, comme l’a vécu le Christ lui-même.

Et saint Jean d’ajouter : « ses commandements ne sont pas un fardeau puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. »

 

Le Seigneur en effet nous donne les grâces pour aimer celui qui nous blesse. Le pardon est la marque précieuse de cet amour. Pensons à Maximilien Kolbe qui pardonne à ses bourreaux dans le bunker de la faim à Auchwitz ; pensons à  saint Jean-Paul II qui pardonne à celui qui a voulu l’assassiner et qui a tant fragilisé sa santé !

C’est l’Esprit Saint qui répand l’amour en nos cœurs. Ce n’est plus nous, mais le Christ qui vit en nous, encore faut-il être dociles à l’Esprit, se laisser travailler en profondeur. Prenons au  sérieux la parole de l’apôtre : « Celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu est vainqueur du monde. » Quel est ce monde dont parle saint Jean ? C’est le monde des ténèbres, celui dont le diable est le prince. Il ne s’agit pas de renier ce monde, il faut vivre au cœur de ce monde, tout en sachant que nous ne sommes plus de ce monde. La foi nous permet de prendre de la hauteur et donc du  discernement, ce qui évite d’être esclave de ce monde

La foi est liée à l’Espérance. Nous sommes invités à contempler le royaume là où nous sommes attendus !

La foi et l’espérance sont les vertus de l’exode, celles qui me font avancer vers le Seigneur.

La miséricorde divine me rend libre et me permet d’être heureux, de connaître ce bonheur intérieur qui transfigure nos visages et qui touchent les cœurs de ceux que nous rencontrons et croisons sur nos chemins.

 

Prenons au sérieux la parole de l’apôtre : « Celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu est vainqueur du monde ». Quel est ce monde dont parle saint Jean ? C’est le monde des ténèbres, celui dont le diable est le prince. Il ne s’agit pas de renier ce monde, il faut vivre au cœur de ce monde, tout en sachant que nous ne sommes plus de ce monde. La foi nous permet de prendre de la hauteur et donc du discernement, ce qui évite d’être esclave de ce monde.

La foi est liée à l’Espérance. Nous sommes invités à contempler leRoyaume là où nous sommes attendus ! La foi et l’espérance sont les vertus de l’exode, celles qui me font avancer vers le Seigneur.

La miséricorde divine me rend libre et me permet d’être heureux, de connaître ce bonheur intérieur qui transfigure nos visages et qui touchent les cœurs de ceux que nous rencontrons et croisons sur nos chemins.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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