Homélie du dimanche 4 février 2018
publié le 15/02/2018 dans Non classé

L’action s’enracine toujours dans la contemplation. Le Christ, tôt le matin, se retire dans un endroit désert pour prier son Père. Une prière qui est non seulement écoute de la volonté de son Père, mais dialogue confiant sur la réalisation de son dessein d’amour. Toute annone de l’Évangile s’enracine dans cette intimité avec la Trinité Sainte.

Nous avons toujours la tentation de garder le Seigneur pour nous, comme un trésor que nous cachons.

« Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti ». À la suite du Christ nous devons annoncer l’Évangile, c’est la raison de l’Église ; c’est la mission de tout baptisé. Une foi qui ne se partage pas est vouée à mourir. « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » vient de nous redire saint Paul.

L’annonce n’est donc pas optionnelle ! Alors nous devons nous y mettre ! Mais comment s’y prendre, car la tâche n’est pas si simple !

Tout d’abord être à l’écoute de notre monde : quelles sont ses attentes ? Face à l’indifférence religieuse, comment réveiller le désir le plus profond que tout être porte en son cœur, parce que créé à l‘image de Dieu ? Il nous faut lire les signes des temps pour que notre évangélisation puisse toucher les cœurs.

Surtout ne pas adapter l’Évangile à ce que les gens vivent… c’est là une tentation grave ! Non, c’est le monde qui doit s’adapter à l’Évangile. Certes, il faut que notre langage soit compréhensible ; il nous faut alors annoncer l’Évangile de manière nouvelle, mais pas un nouvel Évangile !

Ensuite, nous laisser imprégner par la Parole de Dieu. Il ne s’agit pas de s’annoncer, mais de transmettre la saveur de la Parole. Comment le Christ a-t-il transformé ma vie ? Oui, il nous faut rendre compte de notre espérance. L’annonce de l’Évangile est liée à l’intelligence du cœur. Attention à une annonce trop cérébrale et intellectuelle réservée aux élites : « Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns ». Nous ne pouvons pas évincer les questions comme la souffrance, le mal, la liberté, la mort.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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