Homélie du dimanche 29 avril 2018
publié le 02/05/2018 dans Non classé

Saint Jean a souligné le verbe “demeurer” dans l’enseignement du Seigneur. « Demeurez en moi, comme moi en vous ». Toute notre vie spirituelle consiste à nous unir au Seigneur pour entrer dans la communion Trinitaire.

Cette union grandit par la grâce des sacrements, mais aussi par la prière et la méditation de sa Parole qui doit être une école de vie.

« Demeurez en moi pour porter du fruit ». Ces fruits sont ceux de la sainteté. Et nous retrouvons la deuxième lecture : « n’aimons pas en paroles, ni par des discours, mais par des actes et en vérité ». La charité ne fait pas de bruit ; elle est discrète mais efficace. Le commandement de l’amour est le cœur de notre vie de foi ; c’est pourquoi je dis souvent que notre seul péché est de ne pas savoir aimer comme le Seigneur nous le demande. Heureusement saint Jean précise que «  si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. » Il est vrai qu’il y a parfois des blessures d’amour qui se referment difficilement. Il faut laisser le temps au temps pour que le Seigneur vienne panser les plaies ! L’amour doit progresser avec la foi et l’espérance.

Si nous ne demeurons pas dans le Christ, alors notre vie spirituelle se dessèche. Un disciple qui ne prie plus et qui ne va plus à la messe se coupe de la source jaillissante d’eau vive !

Se dessécher, c’est ne plus goûter à cette vie donnée par Dieu. « Goutez et voyez comme est bon le Seigneur. »

Se dessécher, c’est perdre le goût de la vie ; c’est se replier sur soi-même, fermer ses volets et sa porte !

« Si vous demeurez en moi… demandez tout ce que vous voulez et cela se réalisera pour vous. » Non, ce n’est pas du chantage de la part du Seigneur ! C’est simplement le fruit de la communion divine. Rester avec le Seigneur pour porter de plus en plus de fruits. Pour cela il faut se laisser purifier, émonder. Nous sommes encombrés et la sève a du mal à se répandre dans tout notre être…

Il faut se laisser travailler par l’Esprit Saint, se laisser refaçonner comme l’écrit saint Irénée ; c’est là le travail de la grâce, mais avec notre coopération, c’est-à-dire avec le don de notre liberté.

 

« Ce qui fait la gloire de mon Père , c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Nous participons à la gloire du Père si nous portons des fruits ; mais n’oublions pas que Dieu n’a pas besoin de cette gloire ; il est dans une plénitude de gloire ! Alors si nous participons à la gloire divine, c’est donc pour notre plus grand bien ! Rendre gloire à Dieu, pour que nous soyons envahis par la gloire divine. C’est ainsi que nous sommes transfigurés.

C’est l’Esprit Saint qui nous fait entrer dans la gloire, car c’est lui qui répand en nos cœurs la charité ; c’est lui qui par son épiclèse c’est-à-dire sa venue sur les offrandes, transforme le pain et le vin en Corps et Sang du Christ ; c’est lui qui vient au secours de notre prière pour appeler Dieu Père ; c’est lui qui répand ses sept dons par la confirmation pour nous rendre forts dans le combat spirituel et pour nous faire entrer dans le mystère de Dieu.

C’est enfin lui qui réconforte l’Église en accueillant toutes celles et tous ceux qui veulent connaître le bonheur.

 

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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