Homélie du dimanche 28 janvier 2018
publié le 15/02/2018 dans Non classé

« Je ferai se lever un prophète ; je mettrai dans sa bouche mes paroles » vient de dire le Seigneur au Mont Horeb. Frères et sœurs, par la grâce du baptême vous participez de la fonction prophétique du Christ. Mais qu’est-ce qu’un prophète ?

C’est celui qui parle au nom du Seigneur. Nous le savons bien, il y a de faux prophètes, ceux qui s’annoncent eux-mêmes, ceux qui ne vivent pas ce qu’ils annoncent : « ils disent et ne font pas. » Il y a des prophètes qui annoncent régulièrement la fin du monde ! Mais seul le Père connaît la date ! Le prophète n’est pas là pour faire peur, mais pour transmettre la Parole de Dieu qui seule convertit.

Mais alors comment devenir un bon prophète ? Tout d’abord en étant à l‘écoute de la Parole du Seigneur : « voilà un enseignement nouveau donné avec autorité ! » Il nous faut donc redécouvrir la nouveauté de l’enseignement du Christ pour pouvoir la transmettre. Il serait trop long dans le cadre d’une homélie de souligner toutes les nouveautés ; je veux en souligner tel ou tel aspect.

Tout d’abord la liberté spirituelle. Le Christ n’a pas enlevé un iota de la loi, mais il en a donné une nouvelle interprétation. En effet les scribes et les pharisiens en avaient fait une interprétation étriquée et impossible à vivre, d’où les fausses culpabilités. Le Christ, dans son Sermon sur la montagne, nous donne un enseignement exigeant, mais grâce au don de l’Esprit, il est possible d’accomplir la loi nouvelle.

L’enseignement du Pape François va dans ce sens. Il souhaite sortir d’une morale de l’obligation et de l’interdit pour retrouver une morale du bonheur. D’où l’importance de l’accompagnement spirituel, de l’écoute des situations pour proposer un chemin accessible qui permet d’avancer jusqu’à l’accomplissement total de la loi. Le disciple du Christ ne peut pas être un psycho-rigide, il doit habiller son cœur des sentiments du Christ.

Le deuxième aspect de la nouveauté, c’est le Salut. Nous sommes déjà sauvés par la grâce du baptême. Mais vivons-nous de cette grâce ? Il nous faut rendre compte de notre foi et de notre espérance.

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Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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