Homélie du dimanche 25 juin 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

« Ne craignez pas les hommes » : Cette parole du Christ reprend les premiers mots du pontificat de saint Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ».

Et pourtant cette peur nous paralyse… tout comme le terrorisme nous terrorise ! Nos peurs sont multiples : peur de témoigner, peur d’être dans la vérité, peur de souffrir, peur de la mort.

Ces peurs sont parfois justifiées… il est intéressant alors de voir pourquoi la peur et surtout comment l’exorciser. La liturgie de la Parole nous donne quelques pistes.

Tout d’abord Jérémie : « Le Seigneur est avec moi ». Le prophète fait confiance en la présence de Dieu qui ne peut pas l’abandonner. Acte de confiance et d’abandon total : « C’est à toi que j’ai remis ma cause. » L’Esprit Saint est notre seul avocat.

Il est vrai que le disciple du Christ est observé et que nos ennemis se réjouissent de nous voir tomber. Mais ils ne savent pas que la sainteté, c’est de tomber et de se relever ! Oui, nous sommes tous fragiles et les séductions du monde sont toujours là !

Le Christ dans l’Évangile nous encourage à parler ouvertement : « ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits », la foi n’est pas de l’ordre du privé. La foi naît de l’annonce ; elle se partage. Que de schizophrénies spirituelles : on confesse notre Credo, mais quasi en secret et notre vie est contraire à ce qu’enseigne le Christ dans l’Évangile.

Il est vrai que se dire disciple du Christ attire tous les regards pour voir comment nous agissons ; la cohérence n’est pas toujours évidente, précisément parce que nous sommes dans un monde qui déplace continuellement les points de repère.

Comme dans le livre de Jérémie, le Christ nous rappelle qu’il sera toujours là. Comment ne pas penser à ces millions de chrétiens persécutés dans le monde ! « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme. » L’essentiel est l’âme, le lieu de la présence de Dieu. Les martyrs tiennent parce qu’ils se savent habités par le Seigneur. Leur mort est un témoignage. Que d’églises réduites au silence, crient grâce à tous ces martyrs.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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