Homélie du vendredi 29 juin 2018
publié le 31/05/2018 dans Non classé

Quelle joie de pouvoir célébrer ces deux colonnes de l’Église : Pierre qui constitue l’Église en annonçant la Parole d’abord aux fils d’Israël, et Paul, l’apôtre des Nations, le grand missionnaire. En ce jour, nous sommes invités à prier pour le successeur de saint Pierre, le Pape François dont la mission que ses pairs lui ont confiée n’est pas si simple. La réforme de l’Église est attendue et le Pape s’en donne les moyens. Mais il n’y aura pas de réforme réelle, si nous ne répondons pas à l’appel à la sainteté ! Le Concile Vatican II l’a rappelé dans sa constitution sur l’Église : « cette sanctification reçue au baptême, il nous faut, avec la grâce de Dieu, la conserver et l’achever par nos vies. » Il nous faut vivre comme des saints, revêtir des sentiments de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur et porter des fruits. Cette sainteté, elle se vit dans l’ordinaire de nos vies. Là où nous sommes, il s’agit de laisser transparaître Celui qui est la source. Il est clair que nous sommes des saints pécheurs, mais la miséricorde divine nous accompagne et nous le savons, Dieu, ne se lasse pas de nous pardonner.

Saint Pierre lui-même a renié son Seigneur, mais il a accueilli le regard du Christ, regard qui lui a pardonné, regard qui lui a donné la force d’aller jusqu’au bout et de mourir comme martyre.

Quant à Paul, il nous encourage à la mission. Paul est lui aussi fragile, mais il sait que le Seigneur est là au cœur de sa vie apostolique.

La lettre à Timothée est son testament spirituel. Sa vie est un sacrifice de louange ; mais n’est-ce pas notre vocation à tous ? Sa vie fut un combat ; mais notre vie n’est-elle pas un combat ? À temps et à contretemps, nous annonçons l’Évangile en luttant contre les forces des ténèbres. Il a, malgré les épreuves, gardé la foi ; mais n’est-ce pas notre prière de ce soir ?

Il nous faut demander de garder la grâce de la foi. Cette fidélité, elle se nourrit par la prière intérieure, en vivant dans l’intimité du Christ. Sa présence nous rassure.

L’apôtre des Nations a été lâché par ses amis, mais le Christ ne l’a pas abandonné. « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile. » C’est la mission de l’Église que le Seigneur nous rappelle ce soir. Demandons au Christ l’audace apostolique.

En cette veille des ordinations sacerdotales, nous confions les futurs prêtres pour qu’ils soient des saints prêtres ! C’est leur sainteté qui suscitera des vocations, non les actes héroïques ! l’Église a besoin de prêtres heureux, spirituels, proche des brebis qui leur sont confiées. Prions pour qu’ils soient fidèles, jusqu’au bout.

Tous, nous sommes invités à aimer de plus en plus l’Église ; c’est vrai, elle est faite de pécheurs ; il y a depuis deux mille ans des pages sombres ! Alors en ce jour de fête, je vous exhorte à regarder ce qui est beau et grand ! Il y en a et on n’en parle pas toujours, car la sainteté ne fait pas de bruit ! « Je bénirai le Seigneur, en tout temps. »

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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