Homélie du dimanche 22 avril 2018
publié le 02/05/2018 dans Non classé

Oui, nous sommes non seulement appelés enfants de Dieu, mais nous le sommes ! C’est la grâce du baptême qui nous fait connaître Dieu, mieux qui nous fait entrer dans l’intimité du Père. Cette grâce baptismale est dynamique et nous permet de ressembler de plus en plus à Dieu, ou si vous le voulez nous fait participer à la divinité de Dieu, non pas prendre sa place, mais se laisser diviniser, en attendant la plénitude quand nous aurons vécu notre pâque, notre passage dans le Royaume et que nous verrons le Seigneur face à face ; alors nous lui serons semblables.

Être enfants de Dieu, c’est se laisser conduire par le Bon Berger qui nous conduit ? Mais connaissons-nous notre bon Pasteur ? Oh ! Ce n’est pas une connaissance intellectuelle ; cette connaissance est de l’ordre de l’expérience spirituelle, connaissance intérieure qui se vit au niveau du cœur. Nous oublions parfois que le bon berger nous connaît. Lorsque j’étais enfant et que je désobéissais, ma grand-mère me disait : « attention le Seigneur te regarde… » N’ayez crainte, cela ne m’a pas traumatisé ! Le Seigneur n’est pas là pour nous surveiller, mais pour nous protéger. Et si nous traversons les ravins de la mort pour reprendre le psaume 22, Il est là pour nous tendre la main.

Le regard du Pasteur sur ses brebis est celui de la tendresse, de l’affection ; il suffit d’ouvrir l’évangile et de constater que les regards de Jésus sont souvent des regards de pardon, de miséricorde ; point de jugement, mais plutôt de reconstruction et de guérison. Regard sur les disciples que Jésus appelle, regard sur Nicodème, la Samaritaine, le jeune homme riche, le bon larron, Pierre qui a renié mais si vite pardonné.

Le Bon berger a également souci de toutes les brebis, même de celles qui ne sont pas encore entrées dans l’enclos. Il faut à la fois nourrir les brebis qui sont attachées au bon pasteur, mais il faut aller chercher celles qui sont allées brouter ailleurs pour voir si l’herbe était plus fraîche. Ces brebis connaissent la voix du Seigneur, mais le Seigneur ne force pas ; elles sont libres d’entrer pour ne former qu’un seul troupeau. Comment ne pas penser à nos frères juifs, mais aussi à toutes ces ruptures dans l’histoire de notre église !

 

L’unité est le fruit de l’amour. Notre Berger donne sa vie pour nous, pour que nous soyons sauvés et pour qu’à notre tour nous puissions faire entendre la voix du Pasteur.

En ce dimanche, nous prions le Seigneur de susciter des ouvrier à sa moisson. L‘Église a besoin de prêtres et de saints prêtres. Le Seigneur continue d’appeler des jeunes, mais lui répondent-ils ?

Le jeunes sont tellement sollicités par le monde !

Prions le Maître de la moisson pour que des familles chrétiennes soient heureuses de donner un fils à l’Église.

Prions pour tous les prêtres, pour qu’ils puissent rayonner la joie d’avoir été appelés. Nous sommes tous appelants ; une église qui n’appelle plus est vouée à disparaître.

Je rappelle souvent cette parole du Cardinal Petit de Julleville qui a marqué ma vocation : « le prêtre fait tous les sacrifices, sauf celui du bonheur ».

Trente huit ans que je suis prêtre ! Je peux vous l’assurer, pas un jour, pas un soir je n’ai regretté…. Mais j’ai rendu grâce d’avoir été ordonné malgré les pauvretés que nous avons tous ; mais c’est là le plus grand signe de la miséricorde.

 

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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