Homélie du dimanche 21 janvier 2018
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Dès le début de sa mission, Jésus appelle des disciples pour les associer au dessein d’amour de son Père. Ils sont appelés à marcher à la suite du Christ pour devenir des pêcheurs d’hommes. Ils le seront s’ils annoncent l’Évangile du Salut : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ». C’est cette parole du Christ qui est adressée à chacun d’entre nous. C’est le moment ; ne remettons pas à demain ce que nous pouvons faire dès maintenant. Saint Paul vient de nous rappeler : « il passe, ce monde tel que nous le voyons ».

Pour vivre une réelle conversion, il faut tout d’abord se dégager de ce monde, c’est-à-dire ne pas être accaparé par toutes les sollicitations, par les désirs artificiels. Il est bon de s’interroger régulièrement sur notre liberté intérieure ; qu’est ce qui me rend esclave ? Osons le nommer pour se donner les moyens de la conversion. Que d’addictions et que de temps perdu ! Internet bien meilleur et bien pire ! Comment éduquer jeunes et moins jeunes pour éviter l’esclavage ? La même chose pour la télévision, les jeux, etc. Attention, il ne s’agit pas de vivre comme des moines que nous ne sommes pas, mais de trouver la juste distance.

Mais ce qui retarde la conversion, ces sont les incessant délais : demain, pas aujourd’hui ! Alors où se trouve la blessure ? Tout simplement dans ma volonté ; je veux, mais je ne veux pas vraiment. Suis-je capable de prendre une décision spirituelle ? Voilà le cœur de la conversion. Il nous faut donc travailler notre volonté en nous appuyant sur le don de force, reçu le jour de la confirmation. La conversion est une succession de petits actes posés chaque jour. Et lorsque nous sortons victorieux d’un combat spirituel, surtout faites-en mémoire ; cela veut dire qu’en nous appuyant sur la force du Christ, nous pouvons nous en sortir. Le combat spirituel ne se vit pas seul, car nous sommes des êtres fragilisés par la chaîne du péché… le péché appelle un autre péché, ce qui conduit à l’esclavage.

Les habitants de Ninive ont entendu la parole de Jonas et ils ont cru en Dieu. C’est dire que l’élément moteur de la conversion est bien la foi. Je me convertis pour me remettre à la suite du Christ ; je me convertis pour signifier mon amour au Seigneur. Cette conversion demandée et attendue est pour notre bonheur. Il s’agit de libérer notre liberté, de se relever si nous sommes tombés, de nous remettre en route si nous sommes paralysés.

 

Notre prière : « Seigneur, fais grandir notre foi ! » La foi, c’est vivre de Dieu. Donc ne jouons pas avec le feu, mais mettons dans nos cœurs des brindilles d’amour pour entretenir ce feu d’amour avec le Seigneur.

Après la conversion, nous sommes convalescents ; il faut donc demeurer avec le Seigneur grâce à la prière, aux sacrements, à la lectio divina.

« Je dois vous le dire, nous rappelle saint Paul : le temps est limité. »

Alors nous pouvons reprendre la prière du psalmiste :

« Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,

ton amour qui est de toujours.

Dans ton amour, ne m’oublie pas,

en raison de ta bonté, Seigneur ».

Je peux vous l’assurer, le Seigneur n’est pas prêt d’oublier vos prières, surtout si vous êtes sur un chemin de conversion.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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