Homélie du dimanche 2 juillet 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Le Christ nous donne une nouvelle fois les exigences pour nous mettre à sa suite. À la première lecture, nous pourrions penser : « cela est impossible ! », mais rien n’est impossible à Dieu ! Si le Christ nous propose ce chemin, il nous donne en même temps les moyens pour le suivre. Regardons de plus près ces conditions et demandons la grâce de la conversion.

« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. »

Il ne s’agit pas de laisser tomber ses parents. D’ailleurs le Christ ne va pas contre le Décalogue : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Il s’agit de redonner à nos parents ce qu’ils nous ont donné. Dans notre monde égoïste, que de personnes dans des maisons de retraite sont délaissées par leurs enfants ! Ils sont casés et on attend la fin !

L’amour de Dieu est certes plus important, car Dieu est notre Père ; il est la source. Marie et Jésus nous montre cette préférence ; Maris ne s’oppose pas à la mission de son Fils ; elle est toujours en retrait, mais le Christ s’en préoccupe, même sur la Croix en la confiant à son disciple bien-aimé.

« Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. »

Attention au dolorisme. Point n’est besoin de souffrir pour être un saint ! Point n’est besoin de demander des croix ; elles arriveront au moment venu ! La croix est le signe de l’amour, du don de soi : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »

Ainsi porter sa croix, c’est offrir tout son être pour être habité par le Christ. C’est renoncer à notre moi souvent envahissant, pour se donner à celui qui en a besoin.

« Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. »

Attention à un certain confort ; le disciple doit se laisser surprendre par son Seigneur. Perdre sa vie ne signifie pas obligatoirement le martyre ! Perdre sa vie, mais pour mieux garder ce que j’ai déjà reçu. Là encore, c’est une invitation à la dépossession, à l’abandon.

 

 

à voir aussi
Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

allumer une bougie à notre-dame