Homélie du dimanche 1er avril 2018
publié le 12/04/2018 dans Non classé

« Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie. » La mort est vaincue, le Christ victorieux est ressuscité. Voilà la plus belle réponse du Père à son Fils ; nous l’avons entendu dans le livre des Actes : « Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. »

Voilà, le cœur de notre foi ; le jour de notre baptême, nous avons été plongés dans la mort du Christ, c’est pourquoi nous sommes déjà ressuscités avec le Christ. Nous sommes passés par la mort et nous portons désormais la vie qui ne meurt plus.

Alors oui, Seigneur, « que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie. »

Mais comment devenir des hommes nouveaux ? N’oublions pas que nous portons le ressuscité et que nous sommes victorieux dans nos combats spirituels ; encore faut-il s’appuyer sur lui ! Mais le péché est détruit et il faut se le redire sans cesse, sinon nous baissons les bras.

Nous devenons ainsi des hommes nouveaux, en vivant beaucoup plus de l’Esprit du Ressuscité. Cet Esprit me donne la grâce du discernement et me permet de prendre du recul sur ce monde qui manque d’espérance. Et pourquoi les hommes désespèrent-ils ? Tout simplement parce qu’ils manquent de foi, qu’ils ont peur d’affronter la mort et la rencontre avec le Père. Mais il faut leur rappeler que ce désir d’immortalité, ce désir de divinisation se réalise grâce au Christ Ressuscité.

Nous n’avons pas à avoir peur de la mort ; elle est une pâque pour entrer dans le Royaume « c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. »

Autrefois nous avions cette expression : “faire ses pâques”, c’est-à-dire que nous recevions le sacrement de pénitence et que nous participions à l’Eucharistie. Mais frères et sœur, faites vos pâques chaque dimanche « Qui mange ma chair a la vie éternelle ». Il s’agit de faire grandir cette vie divine. Alors nous n’aurons plus peur de la rencontre avec le Seigneur ! Notre mort récapitule toutes nos eucharisties et c’est ainsi que nous devenons vivantes offrandes à la louange de Dieu le Père au moment de la rencontre.

« Me voici Seigneur, je viens faire ta volonté » Notre vie comme notre mort ne nous appartiennent pas.

 

Notre foi en la résurrection, nous ne pouvons la cacher ! Nous sommes, grâce à l’Esprit Saint, des témoins. Il nous faut rendre compte de notre rencontre avec le Ressuscité. À la suite des apôtres « Nous sommes chargés d’annoncer que le Père a établi son Fils Juge des vivants et des morts. »

« Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Nous avons une responsabilité, car une foi qui ne se partage plus est une foi qui va mourir. Il ne s’agit pas de prêcher une croisade, mais d’être plus contagieux et audacieux. Ayons des visages de ressuscité ! Laissons transparaître le Ressuscité ! Soyons dociles à l’Esprit Saint et lâchons nos peurs.

« Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Il nous précèdera en Galilée. » c’est la Christ qui touche les cœurs ; nous, nous nous préparons à accueillir la Parole du Ressuscité ; mais c’est lui qui a l’initiative.

« Il vit et il crut. » Le tombeau vide est clair pour l’évangéliste : on n’a pas enlevé le Seigneur ; il est vraiment ressuscité des morts.

En ce saint jour de Pâques, revivons le don de notre baptême pour être les témoins dans le monde a tant besoin.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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