Homélie du dimanche 19 novembre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Ce dont je suis sûr, c’est que tous ici nous avons au moins un talent, peut-être plus, mais les talents nous sont confiés selon nos capacités. Dieu ne nous demande pas l’impossible et si nous avons l’impression que c’est impossible, alors Dieu nous donne les moyens pour que l’impossible devienne possible. Parfois face à telle mission, à tel événement, à telle parole à dire, nous pensons être paralysés parce que nous n’avons pas confiance en l’action de Dieu pour qui rien n’est impossible !

La confiance en Dieu renforce la confiance en nous-mêmes. Nous connaissons nos limites, nos pauvretés, notre histoire spirituelle et Dieu les connaît mieux que nous. S’il nous confie un talent, c’est parce qu’il sait que nous sommes capables de le faire fructifier. Le serviteur de la parabole a peur de Dieu, car il en a de fausses représentations ; il croit que Dieu est un père-fouettard, justicier, moralisateur, alors qu’il est miséricordieux, lent à la colère et qu’il n’est qu’amour. C’est pourquoi, même si nous prenons des risques pour faire fructifier le talent et si nous tombons, le Seigneur sera là pour nous relever.

L’essentiel est la fidélité. « Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ». Si je ne peux pas vérifier la grandeur de ma foi, ni la qualité de ma prière, en revanche, je peux me rendre compte de ma fidélité. Et d’abord ma fidélité à demeurer dans le Christ, car c’est la condition pour porter du fruit. Comment voulez-vous porter du fruit si vous êtes loin de la source ? Il faut aussi se laisser émonder !

Si tout vient de Dieu, en revanche nous sommes appelés à travailler et ce travail, c’est d’abord le don de ma liberté. Dieu ne fera rien sans ce don. L’annonce de l’Évangile demande des efforts et souvent sans en voir les fruits. Mais qu’importe, il nous faut semer à temps et à contretemps. Il s’agit d’être serviteur jusqu’au bout.

« Tu as été fidèle pour peu de chose, entre dans la joie de ton maître. »

Cette joie nous pouvons déjà la connaître en nos cœurs. Cette joie intérieure, fruit de l’Esprit, personne ne peut nous l’enlever.

 

 

Cette joie, nous en faisons l’expérience à travers la prière, dans le cœur à cœur avec le Seigneur, dans l’action de grâce après la communion, après tel acte de charité, car il y a toujours plus de joie à donner qu’à recevoir.

La joie est le fruit de la confiance et de l’abandon. Nous sommes des enfants de la lumière et donc loin des angoisses de la nuit et des ténèbres.

Ce qui nous procure la joie, c’est la contemplation du Père plein de tendresse à travers le Fils. C’est la contemplation de la vérité : “ Gaudium de Veritate ” disait saint Augustin ; c’est la joie du théologien qui s’enracine dans la vérité et qui, grâce à ses talents, en montre la beauté symphonique. « Alors ne restons pas endormis, soyons vigilants et restons sobres » vient de nous redire saint Paul. Et c’est le livre des Proverbes qui nous donne en exemple la femme parfaite qui est précieuse plus que les perles. Elle ne gaspille pas, elle a des doigts de fée ; elle est attentive aux déshérités ; elle respecte son Seigneur ;

Dans tous mes ministères, j’ai travaillé avec des femmes et croyez-moi je n’avais pas qu’une perle ! Aujourd’hui, en pensant à toutes celles qui assuraient l’accueil, la catéchèse, sans oublier toutes les “Marthes”, je peux vous dire que j’ai eu un grand collier de perles et aujourd’hui encore je peux en ajouter d’autres. Les grands bijoutiers parisiens en seraient jaloux s’ils voyaient tous ces rangs de perles ! Ces perles sont belles parce que pures et naturelles !

Alors rendons grâce pour toutes celles et tous ceux qui rayonnent pour la plus grande gloire de Dieu.

à voir aussi
Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

allumer une bougie à notre-dame