Homélie du dimanche 17 juin 2018
publié le 31/05/2018 dans Non classé

Dans l’évangélisation, c’est le Seigneur qui fait l’essentiel ! Le disciple est là pour jeter la semence, la petite graine de moutarde ; encore faut-il la semer ! Une foi qui ne se partage pas est vouée à mourir ! Naturellement nous voudrions voir les fruits de notre évangélisation ! Les parisiens ne sont pas de bons jardiniers ! Il faut de la patience et laisser pousser ; c’est-à-dire se dessaisir de notre travail apostolique pour laisser le Seigneur travailler. Attention à ne pas naturaliser le surnaturel ; rien de plus terrible quand le disciple s’accapare l’œuvre de Dieu. Le disciple doit être humble ; sa vie est une action de grâce ! c’est-à-dire qu’il doit dire merci au Seigneur par avance. Le résultat peut nous rendre heureux, mais pour que cela ne tourne pas en orgueil, seule l’action de grâce nous permet de voir l’œuvre de Dieu ; voilà la source de la joie ! Que Dieu se serve d’instruments fragiles pour faire advenir son Règne, quelle merveille ! Oui, c’est bien Dieu qui donne les vertus théologales, la foi, l’espérance et la charité. Saint Paul, dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, souligne que la foi est la vertu de l’exode, tout comme l’espérance : « nous cheminons dans la foi ». La foi n’est pas statique ! Il nous faut la faire grandir par une vie de prière et une vie sacramentelle ; par des lectures spirituelles et théologiques, en la partageant à d’autres. Le disciple rend compte de sa foi… et point n’est besoin d’être docteur en théologie ! La foi nous prépare à la claire vision de Dieu. Mais voulons-nous voir Dieu ? Voulons-nous demeurer près du Seigneur ? Aujourd’hui, nous sommes encore vivants et il nous faut attendre notre pâque pour entrer dans le Royaume. Ainsi, « notre ambition c’est de plaire au Seigneur ! »  Pour plaire au Seigneur, il nous faut vivre le commandement de l’amour : « Aimez Dieu et aimez votre prochain ». Voilà ce qui évangélise ! Les disputes, les tensions dans nos églises sont un obstacle à l’évangélisation. Les contemporains rendent gloire à Dieu s’ils voient que les disciples s’aiment !

La charité transfigure dans un monde de ténèbres. Nous serons jugés sur l’amour : « Il nous faudra tous apparaître à découvert devant le tribunal du Christ pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait. » Saint Paul évoque le jugement dernier que l’on retrouve en Matthieu 25.

 

Sainte Thérèse dit que nous arriverons les mains vides, mais le cœur plein d’amour. Notre seul péché est de ne pas savoir aimer comme le Christ nous le demande. C’est pourquoi, il faut ouvrir nos cœurs pour faire le plein d’amour divin. Car aimer ceux qu’on aime, c’est assez facile, mais aimer ses ennemis, ceux qui nous sont antipathiques, c’est nettement plus difficile ! Ce n’est pas de l’amour humain qu’il nous faut, c’est celui du Seigneur. Mais nous gardons toujours confiance, car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur.

« Le Seigneur relève l’arbre renversé ». C’est la définition de la sainteté, tomber et se relever. Nous sommes des saints par la grâce du baptême, mais des saints pécheurs !

« Le juste grandira comme un palmier

Il poussera comme un cèdre du Liban ».

Le psaume 91 nous encourage à la sainteté ; là encore, c’est le Seigneur qui nous fera grandir et nous déployer par les vertus et les dons de l’Esprit. Encore faut-il être docile à l’Esprit Saint !

« En vieillissant, il fructifie encore ». Jusqu’au bout le Seigneur nous attend ! Alors, soyons persévérants jusqu’à l’heure de notre mort.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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