Homélie du dimanche 10 juin 2018
publié le 31/05/2018 dans Non classé

Toute  la  vie  du  Christ  est  un  grand  combat  contre  le  Prince  de  ce  monde.  Mais  qui est  ce  Satan  ?  Certains  disent  qu’il  n’existe  pas  !  Mon  Dieu,  il  suffit  de  regarder  notre monde  pour  voir  qu’il  agit  encore.  La  plus  grande  ruse  de  cet  ange  déchu  est  défaire  croire qu’il  n’existe  pas.

La  Parole  de  Dieu,  en  ce  I0ème  dimanche  du  temps  ordinaire,  nous  éclaire  sur  les méthodes  du  prince  de  ce  monde.  Tout  d’abord  le  livre  de  la  Genèse  :  l’auteur  nous montre  que  le  tentateur  n’est  que  menteur.  En  effet  toute  tentation  repose  sur  un mensonge.  Satan  a  fait  croire  à  Adam  et  Ève  qu’ils  peuvent  être  comme  des  dieux  par  leur propre  force,  en  mangeant  du  fruit  défendu.  Dans  le  projet  de  Dieu,  l’homme  a  été  créé  à l’image  de  Dieu  et  donc  appelé  à  devenir  comme  Dieu,  mais  par  pure  grâce.  Ainsi  le  diable est  là  pour  brouiller  les  points  de  repère  ;  nous  le  voyons  aujourd’hui  dans  notre  société, qui  a  perdu  le  bon  sens  !  Les  gens  sont  perdus  et  n’arrivent  plus  à  discerner  le  bien  du  mal.Méfions-nous  des  expressions  :  « tout  le  monde  le  fait »  ;  « il  faut  bien  évoluer »…
Notre  critère  de  discernement  n’est  pas  l’opinion  générale,  souvent  peu  éclairée  ;  c’est  la Parole  de  Dieu  et  l’enseignement  du  Magistère  de  l’Église  qui  nous  éclairent.

Dans  l’Évangile,  Jésus  montre  comment  l’homme  se  laisse  ligoter.  En  effet,  nous connaissons  la  chaîne  du  péché.  Le  démon  est  un  séducteur  ;  nous  péchons  et  nous  y prenons  goût.  Le  péché  entraîne  un  autre  péché  et  c’est  ainsi  que  nous  perdons  notre liberté.  Dans  notre  vocabulaire,  nous  dirions  il  est  devenu  accro  ou  addict.  Le  péché devient  pulsionnel.  Quand  on  joue  avec  le  feu,  on  se  brûle  !  Mais  le  Christ  d’ajouter  : «  Tout  sera  pardonné  aux  enfants  des  hommes  :  leurs  péchés  et  les  blasphèmes  qu’ils
auront proférés.  » Comment  retrouver  notre  liberté  ?  Précisément  en  demandant  régulièrement  le pardon  du  Seigneur.  Ne  l’oublions  pas.  Dieu  ne  se  lasse  pas  de  nous  pardonner  !
Il  y  a  aussi  la  prière  et  le  jeûne  ;  le  Christ  nous  rappelle  que  c’est  ainsi  qu’on  chasse les  démons.  Il  y  a  aussi  les  nuits  de  prière  pour  ne  pas  entrer  en  tentation.

Et  il  me  semble  qu’il  faut  avoir  le  courage  de  prendre  une  décision  spirituelle  !  Le combat  spirituel  commence  ici.  Notre  volonté  est  blessée  par  le  péché  :  nous  voulons  nous en  sortir  ;  mais  voulons-nous  vraiment  ?  Tout  est  dans  le  vraiment.

Heureusement  saint  Paul  dans  sa  seconde  lettre  aux  Corinthiens  nous  rappelle «  que  l’homme  intérieur  se  renouvelle  de jour  en  jour.
C’est  l’Esprit  Saint  avec  ses  sept  dons  qui  fortifie  notre  être  intérieur.  Nous l’oublions  trop  souvent  dans  notre  combat  spirituel. Enfin  le  Christ  nous  donne  en  exemple  sa  mère,  «  celle  qui fait  la  volonté  de  Dieu.

Il  s’agit  de  l’orientation  de  notre  être  vers  la  source,  ce  pour  quoi  nous  avons  été  créés. Voilà  l’essence  de  la  liberté.  Si  vous  êtes  enracinés  dans  cette  source,  alors  vous  posez  des actes  qui  vous  feront  grandir  ;  celui  qui  n’est  plus  orienté  vers  la  source,  pose  des  actes, mais  cela  dérape  souvent  au  dernier  moment  !  Comme  le  dit  saint  Paul  :  «  je  ne fais  pas  le
bien  que je  veux  et je fais  le  mal  que je  ne  veux  pas.  » Est  libre,  celui  qui  met  ses  pas  dans  ceux  du  Christ  pour  être  à  l’écoute  de  la  Parole et  obéir  au  Père.  Pour  les  hommes,  c’est  un  paradoxe,  pour  le  disciple,  c’est  le  chemin  du bonheur  ;  l’obéissance  à  Dieu  est  le  plus  beau  chemin  de  liberté.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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