Homélie du dimanche 10 décembre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

La semaine dernière nous chantions avec le psalmiste : « Dieu, fais-nous revenir ; que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés ; » aujourd’hui, nous demandons au Seigneur de nous montrer son amour et de nous sauver. En ce dimanche, le Seigneur veut dévoiler son dessein d’amour en faisant croître en nous le désir de le voir.

Mais comment nous y préparer ?

« Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. » Il s’agit de retrouver les qualités de l’enfant : la simplicité et l’émerveillement.

Nous le savons bien, le cœur de l’homme est complexe et nous avons l’art d’encombrer nos cœurs. Nous connaissons le chemin que le Seigneur veut emprunter ; il s’agit de descendre en nos cœurs, lieu de sa demeure. C’est dans nos cœurs que le Seigneur va montrer son amour. Encore faut-il habiter en nos cœurs ? Nous vivons trop à la surface de nous-mêmes ! Il s’agit alors d’un effort d’intériorité, de recueillement, de silence ! « Alors se révèlera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. »

C’est à notre tour d’annoncer la venue du Seigneur : « Il vient avec puissance, mais il nous porte sur son cœur. » Isaïe a bien vu que la puissance de Dieu, loin d’être écrasante, n’est que douceur. Le mystère de Noël, c’est cela : « Un petit enfant, le Fils du Père Éternel. » Dieu se fait petit enfant, c’est-à-dire la fragilité, la vulnérabilité, la douceur !

Quel abaissement qui annonce celui de la Croix ! Quelle merveille qui annonce la victoire de la vie et de la résurrection. Ce temps de l’Avent est bien celui du désir de voir ce dessein d’amour du Père, révélé par le Fils jusqu’à son retour en gloire. L’apôtre saint Pierre nous invite à la patience : « Mille ans sont comme un seul jour » pour le Seigneur ! Nous sommes donc au début de l’histoire ! Mais il ne faut surtout pas s’endormir, car nous ne connaissons ni le jour ni l’heure du retour du Christ en gloire. Si le Seigneur attend, c’est qu’il « veut que tous parviennent à la conversion. » Dieu aux longues patiences !

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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