Homélie du dimanche 1 octobre 2017
publié le 15/02/2018 dans Non classé

Vous l’avez bien compris, le Christ ne nous encourage pas à être des pécheurs ! D’ailleurs a-t-il besoin de nous encourager ? Non ; il nous encourage à nous convertir.

La liturgie de la Parole nous montre des lieux de conversion possible. Dans le livre du prophète Ézéchiel : « Si le juste se détourne de sa justice ». Cette justice, c’est la grâce de sainteté reçue à notre baptême. Si nous nous détournons de cet appel à la sainteté, en commettant le mal, en nous détournant de la charité, nous nous éloignons de la conduite du Seigneur qui est bonne. Or quelle est-elle cette conduite ? Elle est développée dans l’hymne aux Philippiens. « Le Christ, ayant la condition divine ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu ». Nous le savons bien, l’orgueil et l’égoïsme demeurent des tendances qui sont les conséquences du péché des origines.

Pour progresser dans l’humilité, il faut nous mettre à l’école du Christ en nous mettant dans la logique du don. Il ne s’agit pas de renoncer à des responsabilités, mais à les vivre comme un service. Celui qui est humble reconnaît l’action de Dieu dans sa vie. Il ne naturalise pas le surnaturel ; ainsi sa prière est le plus souvent une louange et une action de grâce. Alors chaque soir, dans notre prière, il faut relever ce qu’a fait le Seigneur dans notre journée et ne pas hésiter à dire merci.

On progresse aussi dans l’humilité en vivant l’obéissance : « Le Christ est devenu obéissant jusqu’à la mort ». Sa vie n’est qu’obéissance au Père. Sa nourriture fut de faire la volonté de son Père. À nous aussi d’entrer dans l’obéissance du Fils, en écoutant non seulement la Parole de Dieu, mais en la mettant en pratique.

L’autre tendance est l’égoïsme, car notre moi peut devenir envahissant. Alors comment se décentrer ? Tout d’abord par la prière qui désencombre nos cœurs pour y découvrir un moi plus profond que moi-même ; ensuite par l’exercice de la charité qui est un renoncement et une dépossession de soi pour se donner à son prochain. Il nous faut retrouver cet équilibre entre le pour soi et pour autrui ; il en va de notre liberté intérieure. L’égoïste est esclave de sa personne et n’est plus capable de voir l’autre ; il s’agit alors de convertir notre regard sur notre prochain : s’encourager avec amour, être en communion dans l’Esprit, avoir de la tendresse et de la compassion nous redit saint Paul.

allumer une bougie à notre-dame