Le prêtre chez saint Jean-Paul II « Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur »
publié le 02/10/2017 dans Actualité

Nous quittons l’ancien Archevêque de Paris, le Cardinal Lustiger pour retrouver un Pape qu’il aimait tant, avec qui il était si proche et qui a tant marqué l’Église, saint Jean-Paul II. Ce Pape fut celui de l’espérance et j’oserai intituler ma conférence : le prêtre, sentinelle de l’espérance.

Je vous propose avec Jean-Paul II, d’approfondir l’identité sacerdotale et d’en dégager une spiritualité qui permette aux prêtres d’être fidèles à l’appel du Seigneur et aux missions confiées.

« Il est un aspect essentiel du sacerdoce qui ne change pas : le prêtre de demain, tout autant que celui d’aujourd’hui doit ressembler au Christ. » (St Jean-Paul II, la formation en l’an 2000). C’est pourquoi il aimait dire aux prêtres : « on veut voir Jésus à travers vous. »

L’émerveillement du début, la vocation, don et mystère. Jean-Paul II nous confie l’histoire de sa vocation, le chemin spirituel, l’accompagnement de son père spirituel. Oui, quel mystère ! Pourquoi nous ? Sans doute, aurons-nous la réponse en arrivant dans le royaume. Le prêtre, à l’occasion d’un jubilé, d’une retraite doit faire mémoire de cet appel du Seigneur, pour le raviver et prendre conscience de son oui prononcé en toute liberté, mais toujours dépassé par le don reçu à l’ordination.

« Nous avons été appelés ! Voilà la vérité fondamentale qui doit nous combler de courage et de joie. » (1979)

Nous avons été appelés de la manière la plus personnelle. C’est le Christ qui appelle et qui donne les moyens d’accomplir ce qu’il propose. Durant toute notre vie sacerdotale, il y a ses appels successifs. Le prêtre exerce son ministère dans l’esprit de désappropriation du serviteur inutile, ne désirant rien d’autre que d’accomplir la volonté du Maître.

Nous avons été choisis pour être avec le Christ et il nous faut approfondir cette relation d’amitié avec le Seigneur. Jean-Paul II fut un modèle. Ceux qui ont eu la grâce de prier avec lui dans sa chapelle privée ont vu un Pape porter le monde sur ses épaules : une prière d’intercession proprement sacerdotale. La prière était le cœur de sa vie.

 

Lors d’un voyage en France, le Cardinal qui l’accompagnait, voyait le Pape les yeux fermés… Non ! Il ne dormait pas, il disait son chapelet ! Ecartant le slogan selon lequel le prêtre n’aurait pas à prier plus que les laïcs, Jean-Paul II rappelle une vérité par trop oubliée, à savoir que le prêtre a un ministère d’intercession. Il ne prie pas seulement pour nourrir sa vie spirituelle, mais au nom et pour le peuple de Dieu.

Il nous exhorte à prier : « prier sans jamais vous lasser ; demander dans le colloque régulier de l’oraison et de la méditation la force d’en haut qui vous soutiendra ; être toujours unis aux Christ, lui qui est la vie de votre vie. » (1984, aux prêtres de Viterve) c’est sans doute le secret de son visage transfiguré, de ce sourire qui exprimait sa paix et sa joie intérieures. La question des vocations sacerdotales était une réelle préoccupation. En dépit des appels vigoureux des bienheureux Paul VI et du synode de 1971, beaucoup de prêtres ont souffert d’une profonde crise d’identité. Le Pape veut alors redonner confiance et courage aux prêtres, en leur proposant des orientations fortes et stimulantes.

« Soyez serviteurs du peuple de Dieu, serviteurs de la foi, témoins de l’amour du Christ pour les hommes… Soyez des guides spirituels qui s’efforcent d’encourager les cœurs ; soyez prêtres et religieux : ne soyez pas des dirigeants sociaux, leaders politiques ou fonctionnaires d’un pouvoir temporel… » dit-il aux prêtres du Mexique.

C’est au clergé de Rome, dès le début de son pontificat qu’il situe le prêtre au cœur du mystère du Christ  ; écoutons-le :

« Le prêtre est placé au centre même du mystère du christ… Il agit “in persona Christi”, particulièrement quand il célèbre l’Eucharistie… il doit se sentir obligé à un effort de sainteté personnelle… si la conscience du prêtre est pénétrée de l’immense mystère du Christ, si elle en est totalement possédée, alors toutes ses activités, même les plus absorbantes, trouveront racine et nourriture dans la contemplation des mystères de Dieu dont il est l’intendant. » (1979)

Un saint prêtre est appelant ! Le Pape Jean-Paul II portait ce souci des vocations. Dans sa première lettre adressée aux prêtres le jeudi saint 1979, il évoque une paroisse sans prêtres : « Pensez à ces lieux où les hommes attendent avec angoisse un prêtre, où, depuis des années, ressentant son absence, ils ne cessent de souhaiter sa présence. Il arrive parfois qu’ils se réunissent dans un sanctuaire abandonné et qu’ils mettent sur l’autel l’étole, encore conservée, et récitent toutes les prières de la liturgie eucharistique, et voici qu’au moment qui correspondrait à la consécration, descend parmi eux un profond silence, parfois interrompu par un sanglot… tant ils désirent ardemment entendre les paroles que seules les lèvres d’un prêtre peuvent prononcer efficacement ! »

Oui, que de fidèles attendent des prêtres, aujourd’hui dans notre pays. Comme je l’ai dit la semaine dernière, si les laïcs vivent leur sacerdoce commun en ressentant l’absence du sacerdoce ministériel, alors il y aura des vocations. Mais trop souvent, on s’est organisé autrement et on s’habitue à n’avoir plus d’Eucharistie, de sacrements de guérisons. Mais il faut aussi que les prêtres se donnent totalement ! Nous devons être des modèles et on attirera des jeunes ou plutôt, on aidera des jeunes à répondre avec enthousiasme à l’appel du Christ.

L’ordination sacerdotale ne confère pas d’abord une mission dans l’Église mais une nouvelle consécration ; nous devenons un autre Christ. Il nous faut raviver ce don. Comme le dit Jean-Paul II : « Le prêtre est ontologiquement participant du sacerdoce du Christ, l’homme du sacré… il répand et distribue à ses frères ce qui est sacré : la vérité, la grâce de Dieu. Voilà la véritable identité sacerdotale, voilà l’exigence essentielle du ministère sacerdotal ». (1993)

Ce don du sacerdoce n’est pas pour le prêtre, mais pour l’Église, pour le peuple qui lui est confié. L’Evêque envoie ses prêtres là où les besoins se font sentir. Certes, il y a un dialogue, ne serait-ce que pour vérifier les aptitudes pour telle mission, mais c’est la façon pour le prêtre d’entrer dans l’obéissance du Christ et de ne pas oublier qu’il a été ordonné à la dimension apostolique.

Il est évident, en entendant tout cela, que le prêtre est appelé à la sainteté. « Chacun de vous doit être saint, afin d’aider ses frères à réaliser leur vocation à la sainteté » (1984) notre premier moyen de sanctification est le ministre lui-même, en qui s’exprime la grâce sacerdotale, et là nous retrouvons le Curé d’Ars. Le prêtre se laisse transformer par la Parole qu’il proclame ; il est sanctifié par la célébration des sacrements qui le fortifie dans la foi et l’union au Christ ; enfin en exerçant sa charité pastorale, il unifie son cœur.

Dieu merci, les sacrements ne dépendent pas de la sainteté des prêtres, mais comme le rappelle le Concile, un prêtre saint portera beaucoup de fruits. Jean-Paul II prescrit comme moyens de sanctification, la célébration quotidienne de la messe, la récitation du bréviaire, la visite au Saint Sacrement, la récitation du chapelet, la méditation et la confession régulière. Ces moyens sont toujours valables et indispensables. Le prêtre, comme les fidèles, connaît le combat spirituel  ; le monde d’aujourd’hui n’est pas facile et le Grappin est là rôdant, surtout si le prêtre rayonne par sa sainteté.

« Il faut au prêtre une âme toute rayonnante de beauté dont la lumière éclaire et réjouisse les âmes de ceux qui ont les yeux tournés vers lui » disait saint Jean Chrysostome dans son traité sur le sacerdoce. C’est pourquoi le prêtre doit avoir un directeur spirituel qui va d’abord l’encourager et l’aider à être en vérité sur lui-même…

 

Et quelle grâce pour le directeur spirituel ! Accompagnant de nombreux prêtres, sur la demande de mon évêque, je peux vous confier que ce sont des moments de grâces !… pour l’accompagnateur, vous avez bien compris !

Le chemin de sainteté, c’est celui de l’humilité et de l’obéissance. L’orgueil conduit au cléricalisme, l’humilité rappelle à tous prêtres et laïcs que nous ne sommes que des serviteurs.

L’obéissance est un fruit de la grâce sacerdotale ; elle nous permet de nous désapproprier de la mission qui ne nous appartient pas. C’est une façon de vivre la chasteté, en étant toujours dans l’ordre du don. Le célibat est un défi lancé à la mentalité de notre temps. Certains voudraient voir les prêtres mariés comme la solution miracle à la crise des vocations ! Mais c’est là un rêve ! Ce dont je suis sûr, c’est que si j’étais marié, ma chère épouse et mes enfants ne me verraient pas beaucoup ! Le célibat doit être vécu comme un don ! Lié au célibat, l’esprit de pauvreté qui garantit notre liberté spirituelle.

Jean-Paul II, lors d’une retraite aux prêtres disait : « Seul celui qui possède le Christ, parce qu’il le désire, parce qu’il l’aime, est en communion de vie avec lui, une communion intime, permanente, progressive et devient témoin et donc évangélisateur crédible. » (1990)

Au cœur de notre ministère, il y a l’annonce de la Bonne Nouvelle. Le premier souci du prêtre est de présenter le Christ aux hommes. Comme le dit saint Jean-Paul II : « l’annonce de l’Évangile est l’acte d’amour suprême à l’égard de l’homme, de sa liberté et de sa soif de bonheur. » (2000) Et il poursuit : « une parole vivante nous a été confiée : nous devons donc l’annoncer à travers la vie, avant de le faire par la bouche. »

C’est par l’annonce de la Parole que nous exerçons notre ministère de sentinelles d’espérance. Cela suppose que le prêtre fasse de la “lectio divina” et qu’il prépare ses homélies pour que ce soit la Parole de Dieu qui touche les cœurs. Cette annonce se prolonge dans les sacrements. Une prédication qui ne conduit pas aux sacrements, n’aurait pas de sens. Comme l’écrit Jean-Paul II : « notre principal service, comme prêtres, est de proclamer la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus-Christ par le langage de la Croix, qui est la puissance de Dieu de sauver. Pour bien prêcher, il faut être pénétré du mystère de la Croix, grâce à l’étude et à la réflexion quotidienne sur la Parole de Dieu. » (1984) Il est vrai que notre monde étant fermé à la Parole, nous avons la tentation d’adapter l’Évangile à ce monde ; mais c’est le monde qui doit s’adapter à la Parole de Dieu. Certes, le prédicateur doit avoir une parole simple pour toucher les cœurs.

 

Nous nous souvenons de ce terrible aveu du démon au Curé d’Ars : « Pourquoi prêches-tu si simplement ? Tu passes pour un ignorant. Pourquoi ne prêches-tu pas en grand comme dans les villes ? Ah comme je me plais à ces grands sermons qui ne gênent personne ! »

Le Pape insiste ensuite sur la Sainte Écriture. L’Eucharistie est la raison d’être du sacerdoce. Il insiste pour dire que le prêtre est l’homme de l’Eucharistie. « Le prêtre parvient dans l’Eucharistie au sommet de son ministère quand il prononce les paroles de Jésus : ceci est mon Corps, ceci est le calice de mon Sang.

Ces paroles concrétisent le plus haut exercice de ce pouvoir qui rend le prêtre apte à rendre présente l’offrande du Christ. » (1993)

On est prêtre avant tout pour l’Eucharistie ! Le prêtre vaut ce que vaut sa vie eucharistique, dit encore le Pape, et il ajoute : « Messe sans amour, prêtre stérile ; messe fervente, prêtre conquérant d’âmes ; dévotion eucharistique négligée et sans amour, prêtre en danger de se perdre ». (1984)

Quelle grâce avons-nous, prêtres, de pouvoir célébrer chaque jour l’Eucharistie ! Elle est notre force ; elle nous recentre sur l’essentiel. C’est le cœur de notre vie sacerdotale. L’Eucharistie est l’idéal de la vie du prêtre. Il doit être prêtre et hostie pour reprendre saint Thomas d’Aquin. L’adoration eucharistique aide aussi le prêtre à se configurer au Christ, pour qu’il soit tout à tous.

Le prêtre est ensuite témoin de la tendresse de Dieu en étant serviteur de la miséricorde. Le Pape le redit aux prêtres : « Susciter dans le cœur de l’homme la conversion et la pénitence, et lui offrir le don de la réconciliation, constitue la mission naturelle de l’Église qui continue ainsi l’œuvre rédemptrice de son Divin Fondateur » (1990)

Jean-Paul II sait bien que ce sacrement de réconciliation peut être lourd pour les prêtres ; d’abord certains prêtres attendent désespérément les fidèles ; d’autres se retrouvent face à des situations où ils ont besoin d’une bonne dose d’Esprit Saint pour dire une parole d’espérance. Ecoutez le Curé d’Ars : « Ah que c’est effrayant d’être prêtre ! La confession ! Les sacrements ! Quelle charge ! Oh ! Si on savait ce que c’est d’être prêtre, on s’enfuirait comme les saints dans le désert pour ne pas l’être. »

Jean-Paul II insiste une nouvelle fois sur la sainteté du confesseur : « il est encore plus nécessaire que le confesseur soit animé d’une vie spirituelle intense et sincère. Pour conduire les autres sur la vie de la perfection chrétienne, le ministre de la pénitence doit le premier parcourir lui-même ce chemin et donner des preuves d’expérience réelle de l’oraison vécue, de pratique des vertus évangéliques, théologales et morales, d’obéissance fidèle à la volonté de Dieu, d’amour de l’Église et de docilité à son Magistère. » (Réconciliatio 29)

Achevons avec ces paroles adressées aux prêtres dans sa lettre du jeudi saint de 1983 : « Dans le service du confessionnal, vous trouvez la manifestation irremplaçable et le test du sacerdoce ministériel, dont nous ont laissé le modèle de tant de saints prêtres et pasteurs d’âmes dans l’histoire de l’Église, jusqu’aux temps actuels. Que la fatigue entraînée par ce ministère sacré vous aide à comprendre encore davantage combien le sacerdoce ministériel de chacun d’entre nous s’inscrit dans le mystère de la Rédemption du Christ moyennant la Croix et la Résurrection. »

Comme vous le voyez, Jean-Paul II recentre toute sa théologie sur le caractère sacré reçu à l’ordination ; le prêtre n’est pas un fonctionnaire, il est d’abord configuré au Christ, l’unique grand-prêtre. C’est son point de départ pour développer la vie spirituelle et sacramentelle. Nous comprenons son souci de ramener les prêtres à la source pour qu’ils redécouvrent leur identité. Les anciens ont parfois du mal à comprendre la nouvelle génération de prêtres ; mais ils sont précisément de la génération de Jean-Paul II, ce qui explique qu’ils sont heureux et ressentent le besoin de montrer et de dire la joie d’être prêtre.

Le Pape insistait aussi sur la communion entre évêques et prêtres. Le prêtre obéit à son évêque et ce dernier doit traiter ses prêtres comme des frères et des amis, sans que son autorité de Pasteur en soit diminuée.

« Un climat de fraternité et d’amitié favorise la confiance des prêtres, et leur volonté de coopérer avec les évêques, et de les rejoindre dans l’amitié et la charité fraternelle et filiale. » (1993)

Comme vous pouvez l‘imaginer, ce n’est pas toujours très simple. Jean-Paul II le savait bien ; c’est pourquoi il est très concret : « charité et obéissance : le binôme essentiel de l’esprit dans lequel on doit se comporter avec son évêque. Il s’agit d’une obéissance animée par le Christ. » Lorsqu’il y a conflits… le prêtre doit alors contempler l’obéissance du Fils à son Père. Une obéissance est crucifiante, ou elle n’est pas !

Il y a aussi la communion entre prêtres, notamment de générations différentes, de sensibilités différentes, de pastorales différentes ; il y a encore du travail !

Il y a enfin la communion entre prêtres et laïcs. J’ai déjà développé cette question, la semaine dernière en parlant des deux sacerdoces.

Sur ce chemin de communion, le prêtre doit se rappeler qu’il est avant tout serviteur de cette communion.

N’allez pas croire que le prêtre pour Jean-Paul II soit l’homme de la sacristie ! Il sait bien qu’il est au cœur du monde, plus précisément au cœur du peuple qu’on lui a confié. Il n’hésite pas à nous envoyer rejoindre les hommes de bonne volonté ; c’est ce qu’il a dit aux prêtres de Suisse :

« Proclamez à tous qui est Jésus de Nazareth ; dites qu’en lui seul se trouve la complète réalisation de l’homme… Par votre présence même, dites qui est le prêtre, quelle est son identité… Mon Te Deum se fait exhortation afin que vous soyez toujours davantage dans le monde mais toujours moins du monde » (1989)

Nous sommes envoyés pour chercher les brebis perdues, pour les conduire aux sources vives du Salut. Le prêtre est chargé de nourrir le troupeau par la prédication de l’Évangile, par l’enseignement. C’est pourquoi il doit marcher au rythme du troupeau, en étant attentif aux brebis qui s’essoufflent et qui abandonnent le chemin. Voilà la véritable charité pastorale. Cela suppose une véritable disponibilité, la connaissance de l’humanité, la patience du pasteur, une écoute des cœurs blessés avec un regard d’espérance. Ce regard sera donné au prêtre que dans une prière contemplative qui lui permette d’épouser le regard de Dieu sur les hommes.

En parlant du prêtre selon saint Jean-Paul II, nous ne pouvons pas oublier la présence de Marie, Mère du Sacerdoce : au milieu du peuple qui regarde Marie avec tant d’amour et d’espoir, vous devez la regarder avec une espérance et un amour exceptionnel… Qui pourra vous rendre plus conscients de ce que vous faites, sinon celle qui l’a nourri ? « (1979) Marie est la mère des prêtres et comme toute mère elle veille sur la vie spirituelle des prêtres de son Fils. Comme ministre du sacrement de la miséricorde, Marie est proche du prêtre ; elle qui, par sa tendresse et son intercession auprès des pécheurs, conduit à la source de l’amour miséricordieux. Ce n’est pas pour rien que le Christ en Croix a confié sa mère au prêtre Jean. Comme le dit Jean-Paul II : « Jean a répondu immédiatement à l’invitation du Christ et il a pris Marie avec lui… Je voudrais dire qu’il s’est montré un vrai prêtre, oui, un fidèle disciple de Jésus. » (1993)

Comme prêtre, nous avons besoin de sa présence : « Pour tout prêtre, prendre Marie dans sa maison veut dire lui faire une place dans sa vie en demeurant dans une union habituelle avec elle par la pensée, l’affection, le zèle pour le Royaume de Dieu et pour son culte. » (1997)

Il en va de la fécondité de notre ministère sacerdotal. Marie nous aide à redire sans cesse le “fiat”, à vivre les vertus évangéliques, à renouveler notre consécration. Jean-Paul II partage son expérience sacerdotale : « Il y a dans notre sacerdoce ministériel la dimension merveilleuse et très profonde de notre proximité avec la Mère du Christ. Efforçons-nous donc de vivre dans cette dimension. S’il est permis de se référer ici à sa propre expérience, je vous dirai qu’en vous écrivant je me reporte surtout à mon expérience personnelle. » (Jeudi Saint 1979)

“Totus Tuus”, la devise de saint Jean-Paul II est imprégnée de la conviction que le chemin le plus sûr pour appartenir totalement au Christ, c’est de se consacrer Corps et âme à la Vierge Marie.

 

Terminons avec cette si belle exhortation du Pape :

« En tant que Mère, que la Sainte Vierge daigne vous enseigner comme à ses fils de prédilection, à dire toujours fiat à la volonté du Christ.

Qu’elle daigne vous inciter à chanter “Magnificat” pour les merveilles que Dieu réalise dans votre vie pastorale et sacerdotale.

Que Marie vous convainque d’imiter son “Stabat” près de la Croix, lorsque sur votre chemin ardu vers la sainteté parfaite, surgiront difficultés et souffrances. Vous pourrez ainsi, vous aussi, avec elle et comme elle goûter la joie de la Résurrection du Christ. » (1984)

 

Tout Jean-Paul II est là !

 

 

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Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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