Le curé d’Ars : la spiritualité du prêtre diocésain
publié le 18/09/2017 dans Non classé

 

Pour nous préparer au synode sur le discernement et l’accompagnement des vocations, je vous propose une série de conférences sur le prêtre. Je commencerai par notre saint Patron, le Curé d’Ars ; puis j‘évoquerai quelques grandes figures qui nous ont donné un enseignement sur le sacerdoce et qui ont suscité des vocations, le Cardinal Lustiger, Saint Jean-Paul II, Benoit XVI et le Pape François.

J’intitulerai ainsi la conférence d’aujourd’hui : le Curé d’Ars et la spiritualité du prêtre diocésain.

La vie du Curé d’Ars est bien connue grâce au livre de Monseigneur Trochu ou à celui du Père Pézeril : “Pauvre et saint Curé d’Ars”. Permettez-moi alors de souligner quelques traits. Né le 8 mai 1786 à Dardilly, c’est à 19 ans qu’il commence ses études à Écully, sous la direction du Père Balley. Ce dernier, nouvellement nommé, avait en effet posé comme premier acte d’ouvrir une école pour les vocations sacerdotales. Est-il besoin de rappeler ses difficultés dans ses études, notamment en latin, mais cela ne l’a pas empêché d’être ordonné prêtre à 29 ans.

Vous connaissez sans doute ce mot du Curé d’Ars sur le prêtre : « Si nous n’avions pas le sacrement de l’ordre, nous n’aurions pas Notre Seigneur.

Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre.

Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre.

Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre.

Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. » (Nodet p. 99)

Ce sont là des mots d’un pasteur. Sa spiritualité se nourrit de son action pastorale.

Il est nommé à Écully auprès de l’abbé Balley qui l’a tant aidé à gravir les marches de l’autel. Quelle belle paroisse ! Deux prêtres qui sont des saints et qui s’entraînaient dans les pénitences et les jeûnes, à tel point que les paroissiens s’inquiétaient et qu’ils en informèrent le Vicaire Général. Mais ce dernier de leur répondre : « Vous êtes bien heureux, gens d’Ecully, d’avoir des prêtres qui font pénitence pour vous. »

 

En effet ces deux prêtres savaient que par leurs mortifications, ils pourraient obtenir toutes les grâces de Dieu, toutes ses faveurs pour les fidèles qui leur étaient confiés.

Après la mort de l’abbé Belley, le vicaire Jean-Marie Vianney est nommé Curé d’Ars en 1818, et il le restera 41 ans ! Ars, petit village rural du XIXè siècle qui est marqué par un taux de scolarisation très bas, une église en triste état, voire abandonnée, des pratiques chrétiennes dévastées par la tourmente révolutionnaire et tombées en désuétude et une génération peu catéchisée. Rappelez-vous sa première rencontre avec Antoine Givre qui était en train de garder ses moutons :

« Comment t’appelles-tu ? »

« Antoine Givre »

« Peux-tu me dire où est le village d’Ars ? »

« Par là-bas, Monsieur le Curé »

« Merci mon ami. » et le Curé reprit :

« Vas-tu à l’église ? »

« Je sais tout »

« Ah ! voyons voir un peu. Qui sont les trois personnes de la Sainte Trinité ? »

« Jésus, Marie, Joseph »

« Je crois que de venir au catéchisme, te fera le plus grand bien »

« Je ne puis, je me dois de garder les moutons »

« Mais pour Dieu, on doit toujours avoir le temps » et saint Jean-Marie d’ajouter :

« Antoine, tu m’as montré le chemin d’Ars, je te montrerai le chemin du ciel. »

 

Pendant 41ans, le Curé d’Ars a converti son village. Il établit un orphelinat, la Providence et sept ans après, commencent les pèlerinages à Ars pour rencontrer le Curé. Mais quel est son secret ? C’est l’amour qui brûle en son cœur de pasteur ; ce que nous appelons sa charité pastorale. Quand il s’adresse à ses paroissiens ou aux pèlerins, c’est toujours pour une parole d’amour et de bonté. Il les appelle à accueillir la miséricorde divine et la réconciliation que Jésus est venu apporter aux hommes.

Voici son programme quotidien :

À minuit, le Curé se lève et il descend à l’église pour prier. Jusqu’à 6 h, il confesse. Chaque jour, 15 heures de confessionnal.

Sans cesse, le Curé rappelle qu’être chrétien, c’est être pardonné ; vivre en chrétien, c’est recevoir de Dieu l’amour et la miséricorde. Il aimait rappeler « qu’il sort du Cœur de Dieu une transpiration de tendresse et de miséricorde pour noyer les péchés du monde. » (Nodet p. 133)

 

Le Curé témoignait de la recherche de Dieu : « Dieu court après l’homme », « il ne cesse de le poursuivre de sa grâce ! »

La miséricorde est la victoire de l’amour sur la blessure.

À 6h, il célébrait sa messe et faisait une longue action de grâces. Puis, c’était le petit déjeuner à la Providence et il reprenait les confessions.

À 11h, il faisait le catéchisme, soit à la Providence, soit à l’église. C’est le deuxième aspect de sa charité pastorale : l’enseignement des commandements de Dieu, à travers ses homélies et le catéchisme aux enfants, mais aussi aux adultes. Il enseigne les vérités de la foi, le Credo, les dix commandements, mais aussi il apprend à prier. À travers son enseignement, le Saint Curé va faire découvrir ce qui est bon pour l’homme.

De midi à huit heures du soir, après un déjeuner rapide, il visite les malades, prie son bréviaire. De nouveau, il y a la prière publique, une homélie, du catéchisme.

À 22h, il rentre chez lui. Accroché par une paroissienne, cette dernière le canonise : Ah Monsieur le Curé, vous êtes un saint ! Et lui de se dire en son for intérieur : « Ah Si elle savait ! » Oui, le curé d’Ars connaissait ses limites et ses pauvretés. Un jour, il a demandé au Seigneur de lui montrer sa misère pour se convertir ; le Seigneur lui a montré et le Curé d’Ars de confier qu’il a failli désespérer ! C’est pourquoi, il est préférable de dire au Seigneur : « Montre-moi un peu ma misère ! »

À peine rentré au presbytère, il reçoit des visiteurs illustres.

Si nous faisons le compte : une à trois heures de sommeil – il faut avoir la santé ! 21h de travail dont 15h de confessionnal. Il n’a pas connu de burnout mais il a fui trois fois sa paroisse… Mais il est vite revenu !

Il meurt à 73 ans à Ars en 1859, il est canonisé en 1925.

Voici comment vécurent les saints ! Voyons maintenant le contenu de ses catéchèses. On a souvent présenté le Curé comme un homme inculte ou du moins comme quelqu’un qui avait beaucoup de mal à assimiler les connaissances nécessaires pour devenir prêtres. Mais il ne faut pas oublier sa curiosité d’esprit, éveillée par l’amour de son cœur et son désir de connaître le seul vrai Dieu, la seule vérité et le chemin du Salut.

On a estimé à plus de 100.000 personnes le nombre de ceux qui se présentèrent à son confessionnal. Que leur a-t-il donc dit ? Quelle image de Dieu leur a-t-il laissée ? Ses contemporains ont avoué qu’en face du Curé d’Ars, il leur fallait fuir s’ils ne voulaient pas être subjugués, non par l’adresse du discours, mais par la contagion de la vérité.

Le grand prédicateur de Notre-Dame, le Père Lacordaire a été désarmé lorsqu’il vint entendre Jean-Marie Vianney. Cent ans plus tard, le célèbre Père Doncœur a proposé les catéchismes du Curé comme modèle lors du congrès de Lyon au moment où le Centre de pastorale Liturgique amorça les grandes réformes du rituel catholique.

 

Mais alors quel est donc le secret de ce Curé d’Ars ?

Ses sermons comme ses catéchismes reviennent constamment sur un mystère, celui de la Sainte Trinité ; et comme je le comprends, car c’est bien la spécificité de la foi chrétienne.

On s’attendait à un enseignement limité à la morale ! À la pratique ! Non ! Tout vient pour lui de ce mystère et tout y conduit. Attention, ne cherchez pas un cours sur la Trinité ; ce sont plutôt comme des apophtegmes, des sentences imagées que l’on trouve chez les pères du désert, les premiers moines.

Écoutez : « l’âme pure est comme une belle rose sur laquelle les trois Personnes Divines s’inclinent pour en respirer le parfum. »

Que Jean-Marie Vianney pense à Marie, à la prière, à l’Eucharistie, c’est toujours par rapport à la Trinité.

« Les trois Personnes Divines contemplant la Sainte Vierge. Elle est sans tâche, ornée de toutes les vertus qui la rendent si belle et si agréable à la Sainte Trinité. »

« Les Trois Personnes Divines habitent dans cette âme, c’est un petit ciel. »

Comme vous le voyez, tout est à la fois imagé et simple. Cela vient de son cœur.

Jeune vicaire, il recopiait des homélies et il était très ennuyeux ! Le jour où il a laissé parler son cœur, il devient un prédicateur génial.

Qu’est-ce que la foi pour le Curé d’Ars ? Vivre de Dieu. Il transmet son expérience spirituelle, son acte de foi baptismal, son expérience du Salut : « Un chrétien : l’objet des complaisances des Trois Personnes Divines. »

Le Curé, en effet, a cherché d’abord dans sa propre vie. Il apprend à lire son histoire personnelle. Sa propre vie a pour lui valeur de signe privilégié parce qu’il se connaît et s’aime avec les yeux de Dieu.

« Le Bon Dieu m’a choisi pour être l’instrument des grâces qu’il fait aux pécheurs, parce que je suis le plus ignorant et le plus misérable de tous les prêtres. S’il y avait eu, dans le diocèse, un prêtre plus ignorant et plus misérable que moi, Dieu l’aurait pris de préférence. » Ce n’est pas de la fausse humilité ! Le Curé d’Ars considère Dieu, aime Dieu, se connaît et s’aime par le regard et par l‘amour de Dieu. C’est une des clefs de la sainteté. Les saints se connaissent parce que Dieu les connaît ; ils se voient parce qu’ils regardent Dieu qui les voit.

« Qu’il est grand, qu’il est noble, qu’il est consolant de tout faire et en la compagnie et sous les yeux du Bon Dieu, de penser qu’il voit tout, qu’il compte tout. »

Son seul désir, celui que tout homme porte en son cœur, celui qu’il faut raviver, c’est la vision de Dieu : « Nous le verrons ! Nous le verrons ! Ô mes frères ! Y avez-vous jamais pensé ? Nous verrons Dieu ! Nous le verrons tout de bon ! Nous le verrons tel qu’il est… face à face ! Nous le verrons ! Nous le verrons !! (Et pendant un quart d’heure, il ne cessa de pleurer et de répéter : nous le verrons ! Nous le verrons ! »

Tout est commandé par la bonté de Dieu, par son dessein d’amour. Il est avant tout le Dieu de bonté, la source de tout don ; quelle révolution spirituelle à une époque encore très marquée par le jansénisme : « Il y en a qui donnent au Père éternel un cœur dur. Oh ! Comme ils se trompent ! »

« Lorsque Dieu vous voit venir, il penche son cœur bien bas vers sa petite créature, comme un père qui s’incline pour écouter son petit enfant qui lui parle. »

Comme vous le voyez, ce ne sont pas de vagues conceptions abstraites sur Dieu. Ces images, les mots qu’il utilise, touchent les cœurs. Le Curé d’Ars connaît ses paroissiens ; il sait ce dont ils ont besoin. Voilà sa charité pastorale.

Comme l’écrit le Cardinal André Vingt-Trois : « C’est ce regard de pitié et d’amour qui animait le Curé d’Ars dans sa relation avec ses paroissiens comme avec les gens qui se pressaient de plus en plus nombreux pour le rencontrer. C’est cet amour du Christ pour l’humanité qui a étreint Jean-Marie Vianney quand il a vu et connu les hommes auxquels il était envoyé. C’est cet amour qui a animé le don sans retour de sa personne, jour et nuit, au service de la pauvreté humaine… pauvreté morale de générations qui avaient grandi sans avoir été réellement éduquées à une vie d’enfants de Dieu. C’est cet amour qui l’a comme “vissé” au confessionnal pour être le ministre de la réconciliation et de la paix des âmes. » (Médiaspaul, Évêques, prêtres et diacres p. 78)

Revenons à ces 15h de confessions ! Le Curé d’Ars n’en sort pas indemne. Il a lutté trente-quatre ans avec le diable et nous savons que ses courtes nuits étaient agitées. Mais ce qui est le plus important, c’est d’abord sa disponibilité au confessionnal. Le prêtre a été ordonné pour poursuivre la mission du Christ : rejoindre les pécheurs pour les libérer et les guérir. Il est vrai que parfois, le prêtre est bien seul au confessionnal. « Le prêtre qui ressent douloureusement l’éloignement de ses frères des sources du pardon, participe à la Passion du Christ, à sa souffrance devant l’endurcissement, à son angoisse pour le Salut du monde », dit saint Jean-Paul II. Et il poursuit : « Il entre lui-même dans le combat spirituel, et il sait qu’il lui faudra, comme le Curé d’Ars, préparer et prolonger son ministère de pardon par son propre sacrifice ».

Nous l’avons entendu le jour de notre ordination : « Conformez-vous au mystère de la Croix du Seigneur ».

Pour le Curé d’Ars, quelle écoute ! Il ne manquait pas de pénitents ! Pendant ces longues heures, il était témoin de la tendresse de Dieu. Il ne donnait pas de leçons de morale ! Il faisait même parfois pénitence pour le pécheur pardonné ! Il était là pour redonner confiance ; parfois point d’exhortation, il se contentait de pleurer, comme si c’était ses propres péchés !

« Vraiment puis-je être sévère pour des gens qui viennent de si loin, qui font tant de sacrifices, qui souvent sont obligés de se cacher pour venir ici » disait-il. N’allez pas croire que c’était un confesseur laxiste ; il pousse à la pénitence active pour atteindre l’union à Dieu : « être aimé de Dieu, être uni à Dieu… vivre en la présence de Dieu, vivre pour Dieu… Ô belle vie… Ô belle mort ! Tout sous les yeux de Dieu, tout avec Dieu, tout pour plaire à Dieu… Ô ! Que c’est beau ! » Il lui arrivait de prêcher sur l’enfer, mais il préférait parler sur l’amour de Dieu. Un vieux paysan d’Ars s’exprimait ainsi : « Il prêchait surtout la présence de Notre Seigneur dans l’Eucharistie, sur l’habitation du Saint Esprit dans notre âme. Quand il parlait sur le péché, alors il pleurait. »

Arrêtons-nous sur sa foi en la présence eucharistique. Le Curé d’Ars avait cette conviction que la présence du Seigneur au tabernacle pourrait convertir la paroisse. Que de fois, il se tournait vers le tabernacle en disant : « Il est là ! » et il le répétait pendant un quart d’heure ! Le curé aimait prier au pied du Saint Sacrement ; une prière d’oraison, de contemplatif, de silence, ce qui ne l’empêchait pas de s’agiter, car il était très nerveux ! « On n’a pas besoin de tant parler pour bien prier. On sait que le Bon Dieu est là… On lui ouvre son cœur, on se complaît en sa sainte présence, c’est la meilleure prière, celle-là ! »

Il célébrait la messe normalement. Toutefois, à la consécration, il avait des moments d’arrêt qui parfois se prolongeaient ; il demeurait là, sans bouger, regardant, avec un sourire imperceptible et des larmes dans les yeux, l’hostie qu’il tenait entre ses doigts. Un jour l’abbé Toccanier lui dit en riant : « Vous avez eu une très grande distraction ce matin pendant la sainte messe » et le Curé d’Ars de lui répondre : « Je disais à Notre Seigneur : si, plus tard, je ne devais pas être avec vous, maintenant que je vous tiens, je ne vous lâcherai plus. »

Comme aimait le dire saint Jean-Paul II, « on est prêtre avant tout pour l’Eucharistie. » (Rome, 1979)

On a reproché au Curé d’Ars de n’avoir pas été un homme d’action ; il a été perçu comme l’homme des sacrements, notamment l’Eucharistie et la Réconciliation. Mais c’est là une erreur. Il a un véritable apostolat auprès des jeunes, des familles. Il va de famille en famille, il ouvre son orphelinat, il participe aux missions diocésaines ! Je rappelle que sa paroisse n’avait que 230 habitants ! Que d’énergies déployées par ce petit curé de campagne ! Sa prière était aussi nourrie de toutes ces rencontres ! Mais n’est-ce pas là la spiritualité des prêtres diocésains  ! Notre prière reprend toute cette proximité avec les fidèles. Nous sommes là pour présenter au Christ les joies et les peines qu’on nous a confiées, les malades visités, les pécheurs pardonnés, les enfants du catéchisme, les personnes accompagnées, les préparations aux sacrements, le discernement des vocations, les différents groupes de jeunes, que sais-je ?

Certains fidèles se demandent parfois ce que peut bien faire le prêtre en dehors du dimanche. Et lorsqu’ils voient nos emplois du temps, ils sont étonnés ! À l’image du Curé d’Ars, le prêtre ne compte pas son temps, il est donné.

Qu’avait-il donc de si attirant le Curé d’Ars ? Sa réputation de sainteté, c’est sûr ! On connaissait ses pénitences, son combat avec le Grapin ! Mais il y a sûrement plus : il savait lire dans les âmes. Son expérience de confesseur lui permettait d’aller tout de suite à l’essentiel et de donner les conseils attendus.

Enfin, même agité, c’était un homme pacifié, qui savait transmettre la paix de l’âme. Ainsi les personnes tourmentées aimaient le rencontrer pour retrouver la paix.

Il y aurait encore tant de choses à dire ! Mais il me semble que ce modèle sacerdotal peut être encore appelant ! Certes, il ne s’agit pas d’imiter sa vie ; nous sommes dans une autre époque ; mais comment ne pas être attiré par son zèle apostolique, son amour des âmes, son attachement à l’Église. Je terminerai en citant le Cardinal Vingt-Trois :

« Alors que tout semblait en péril, des jeunes hommes comme Jean-Marie Vianney, ont cru que l’amour invisible de Dieu était plus fort que les détresses visibles.

Aujourd’hui encore, je crois que l’amour invisible de Dieu est plus puissant que les détresses visibles de notre Église.

Aujourd’hui encore, l’amour invisible de Dieu est capable de séduire le cœur de jeunes hommes généreux pour se mettre au service de leurs frères.

Aujourd’hui encore, le Christ appelle à se mettre à son service pour “guérir toute maladie et toute infirmité”.

Ne fermons pas nos cœurs à la pitié pour le monde ! Ne prenons pas notre parti de la situation telle qu’elle nous apparaît ! Faisons confiance à l’amour et misons nos vies sur l’amour ». (p 79-80)

Le Curé d’Ars avait une grande dévotion envers la Vierge Marie. On dit même qu’il a vu la Sainte Vierge ; vrai ou faux, qu’importe ; il avait une confiance incroyable en elle ; c’est là l’essentiel. Terminons alors par une prière de saint Jean-Paul II :

« Marie, Étoile de l’aube du troisième millénaire, continue de guider les prêtres de Jésus-Christ, afin qu’en suivant l’exemple de ton amour envers Dieu et envers le prochain, ils sachent être des pasteurs authentiques et conduire les pas de tous les hommes vers ton Fils, lumière véritable qui éclaire tout homme.»

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Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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