Homélie du vendredi 1er septembre
publié le 03/10/2017 dans Actualité

Avons-nous fait le plein d’huile, car nous ne savons ni le jour ni l’heure de la rencontre avec le Seigneur, non seulement à notre mort, mais aussi au jour de la parousie lorsque le Christ reviendra en gloire.

Mais alors, si vous pensez que le niveau d’huile est bas, il vous faut aller à la source pour faire le plein d’huile. Saint Paul dans la première lecture nous le montre : « la volonté de dieu, c’est que vous viviez dans la sainteté ». La sainteté est source de lumière ; nous avons reçu ce don le jour de notre baptême et c’est pourquoi nous sommes des êtres illuminés. Et toute notre vie consiste à demeurer des enfants de lumière. C’est pourquoi la vie sacramentelle est une façon de remplir nos lampes : l’eucharistie et la réconciliation nous divinisent progressivement.

Mais comment ne pas évoquer aussi la prière ? Certains sont persuadés qu’il faut faire le vide pour savoir prier ; ils se creusent alors des citernes bien profondes, ils tombent au fond et le résultat est le plus souvent un mal-être, voire une déprime ! Non, pendant la prière, nous devons faire le plein ; le plein de la Parole de Dieu, le plein de l’Amour de Dieu, le plein de charité. Car la charité est aussi une façon privilégiée de remplir nos lampes. Le moi envahissant se déplace et laisse place au Seigneur ; et c’est alors la rencontre spirituelle, la plus belle expérience de sentir que le Seigneur nous habite et qu’il est un moi plus profond que moi-même.

Point n’est besoin d’attendre notre mort pour découvrir la présence du Seigneur dans nos vies !

Saint Paul nous exhorte aussi à la pureté : « bienheureux les cœurs purs car ils verront Dieu. » Comment contempler et adorer le Seigneur si nous vivons dans l’impureté ? Combat difficile dans un monde qui n’y aide pas, bien au contraire !`

« Une lumière est semée pour le juste. » Le psalmiste nous rappelle que c’est Dieu qui a l’initiative. Si nous sommes des saints, alors nos cœurs seront ouverts et le Seigneur y versera l’huile nécessaire.

Et si le Christ revient tout à l’heure ? De toute façon, c’est le Père qui décide car il est le maitre de son dessein d’amour. Surtout n’écoutons pas les prévisionnistes… Ils sont là pour nous faire peur ! Nous, nous espérons et osons dire, non seulement nous attendons le retour du Christ, mais nous l’espérons. Nous avons tous ce désir de la rencontre finale, mais elle ne nous appartient pas. Nous sommes encore des pèlerins sur terre et le Christ ce soir, nous encourage à ne pas perdre de temps et à continuer de remplir nos lampes. Nous le savons, nous arriverons au ciel les mains vides, mais le cœur plein d’amour. Alors faisons des réserves d’huile en demeurant dans l’amour, en vivant cet amour répandu en nos cœurs par l’Esprit Saint, en rayonnant car l’amour transfigure.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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