Homélie du dimanche 27 aout
publié le 03/10/2017 dans Actualité

Saint Paul, l’apôtre des Nations, nous fait partager sa contemplation du mystère de Dieu. Pour être un bon théologien, il faut être un bon contemplatif. On n’enferme pas Dieu dans des concepts ; en revanche, nous avons besoin de notre raison pour avoir des outils philosophiques, le langage adéquate et l’humilité qui rappelle au théologien qu’il n’est qu’un serviteur du mystère. Il faut aussi avoir la joie de la recherche, le désir de découvrir la vérité.

« Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu. »

Mais quelle est cette richesse ? Alors que Dieu vient mendier notre pauvre amour ! C’est la richesse de l’amour, de la douceur, de la tendresse. Cette richesse révèle en effet le Père. Il est la vie. Le Père veut nous partager sa richesse, son dessein d’amour pour chacun d’entre nous, car le Père nous a créés pour que nous puissions participer de sa bonté, de sa liberté et de sa divinité.

Cette richesse aux yeux des hommes est pauvreté, car elle de l’ordre de la communion et non de la compétition.

Quelle est la Sagesse de Dieu ? Ce sont naturellement les commandements.

Rappelez-vous Moïse dans le livre du Deutéronome : « Quand ils entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront : il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation. » La loi de Dieu est signe de sa proximité ; il ne veut que du bien pour son peuple. « Qui vous fera voir le bonheur ? »

Malheureusement l’interprétation étriquée de la loi par les scribes et les pharisiens a fait de la loi un fardeau impossible à porter. Le Christ a donc proposé une loi nouvelle, celle de l’Esprit, qui est certes exigeante, mais plus facile à vivre, car Il nous donne les moyens de la vivre.

Quelle est la connaissance de Dieu ? Elle est infinie ; Dieu sait tout du monde, car il en est le Créateur.

 

Dieu sait tout de l’homme, car créé à son image et à sa ressemblance :

« Qu’est-ce que l’homme, pour que tu le connaisses, Seigneur ? »

« C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. »

Dieu est maître de l’histoire, tout en nous laissant libre d’agir !

Alors « qui a connu la pensée du Seigneur ? » Seul le Christ, car il est la plénitude de la Révélation. Nous retrouvons alors l’Évangile : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » et Saint Pierre de répondre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Cette réponse est le fruit de l’Esprit Saint.

À la suite de Pierre, nous confessons chaque dimanche dans notre Credo la divinité du Christ et sa mission de Rédempteur.

Comment cette foi change-t-elle ma vie ? Est-elle le tout de ma vie ?

Il s’agit de vérifier si je demeure dans la Parole du Christ, dans son amour ; Quelle est mon intimité avec lui ? Tout disciple doit se mettre à la suite du Christ, c’est-à-dire vivre par lui, avec lui et en lui afin de pouvoir dire avec saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. »

Alors que nous nous préparons à vivre une nouvelle rentrée, ravivons notre désir d’être beaucoup plus avec la Trinité, de vivre beaucoup plus au niveau de nos cœurs pour retrouver l’unité de nos vies.

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Le recteur-archiprêtre

Né le 11 octobre 1951, Patrick CHAUVET est ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1980 par le cardinal François MARTY. Professeur de français, latin et grec de 1972 à 1975 à l’institution Sainte-Croix de Neuilly, ou il devient aumônier après son ordination.Il est nommé en septembre 1984 directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Professeur […]

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