Cathédrale spirituelle et vivante

Messe de la Saint Éloi

Dimanche 9 décembre 2007 à 10h00

Position dans la cathedrale +

Comme tous les ans, dans la tradition de l’Offrande du May de Notre-Dame de Paris, les membres de la Confrérie de Saint Éloi ont assisté à la messe grégorienne de ce dimanche qui était présidée par Monseigneur Michel Golfier, vicaire épiscopal.

La statue du saint fut portée en procession pas les membres de la confrérie avant et après la célébration où elle regagna sa place dans la chapelle Saint-Éloi.

C’est dans cette chapelle que se tenaient au Moyen-Âge les réunions de la confrérie Sainte-Anne et Saint-Marcel, issue du corps de métier des orfèvres. La tradition de la chapelle corporative a été reprise en 1953 par les orfèvres parisiens. Ils ont produit et mis en place l’autel, le crucifix qui le surmonte et la statue de Saint Éloi qui sera portée ce jour en procession.

Les orfèvres parisiens ont toujours eu une dévotion particulière à Notre-Dame de Paris, en témoigne l’Offrande du May de Notre-Dame de Paris.

 

 

Saint Éloi

Gallo-romain originaire de Chaptelat dans le Limousin, le bon saint Éloi appartenait à une famille de paysans aisés qui travaillaient eux-mêmes leur domaine, à la différence de tant de grands propriétaires qui les faisaient cultiver par de nombreux esclaves. Il laissa à l’un de ses frères le soin du domaine et entra comme apprenti orfèvre dans un atelier où l’on frappait la monnaie royale selon les méthodes romaines anciennes.

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Le crucifix de la chapelle Saint-Éloi
chapelle dont tout le mobilier fut offert en 1953 par les orfèvres parisiens. © Godong

Il gardait une partie des revenus venant de sa famille et il les employa au service de la charité des pauvres et des esclaves. Il était aussi habile dans les émaux que dans les ciselures d’or fin. Ces qualités professionnelles allaient de pair avec une scrupuleuse honnêteté. Lorsqu’on lui demanda d’exécuter un trône d’or pour le roi Clotaire II (613-629), il en fit un deuxième avec l’or en surplus qu’il ne voulait pas garder pour lui-même. Cet acte, étonnant pour l’époque, lui valut la confiance du roi qui lui demande de résider à Paris, comme orfèvre royal, fonctionnaire de la Trésorerie royale et conseiller à la cour. Nommé monétaire à Marseille, il rachètera de nombreux esclaves que l’on vendait sur le port. Lorsque Dagobert devint roi en 629, il est rappelé à Paris où il dirige les ateliers monétaires du royaume franc, qui se trouvait à Paris sur le quai des Orfèvres et près de l’actuelle rue de la Monnaie . Il reçoit, entre autres, la commande d’orner les tombes de sainte Geneviève et de saint Denis. Il réalise des châsses pour saint Germain, saint Séverin, saint Martin et sainte Colombe et de nombreux objets liturgiques pour la nouvelle abbaye de Saint-Denis. Pour son honnêteté, sa franchise sans flagornerie et la qualité de son jugement pacifique, il avait la confiance du roi qui le faisait souvent appeler près de lui et lui confia même une mission de paix après du roi breton Judicaël. Grande était la piété et la vie de prière de ce laïc qui allait souvent aux offices monastiques. En 632, il fonde le monastère de Solignac au sud de Limoges et un an après, dans sa propre maison de l’île de la Cité, le premier monastère féminin de Paris dont il confiera la charge à sainte Aure. Un an après la mort de Dagobert qu’il avait assisté dans ses derniers moments, il quitte la cour en même temps que saint Ouen qui y était conseiller référendaire et chancelier. Comme lui, il entre dans la cléricature et est ordonné prêtre. Le même jour, le 13 mai 641, ils reçoivent l’épiscopat, saint Ouen comme évêque de Rouen et, lui, comme évêque de Noyon et Tournai, un diocèse qui s’étend jusqu’à Courtrai, Gand et la Frise néerlandaise. Il tente, sans grand succès, d’évangéliser la région d’Anvers. Au travers de ses sermons, nous connaissons la situation religieuse de cette époque et les superstitions païennes qu’il rencontre. Il fait sienne la spiritualité de saint Colomban, le moine irlandais, fonde des monastères et aime à se retirer dans l’oratoire d’Ourscamps-sur-Oise. Il voyage aussi. Nous le trouvons au concile de Châlon-sur-Saône et en Aquitaine, à Uzès et à Marseille. Il meurt en 660, à la veille de partir pour Cahors. La reine sainte Bathilde se déplacera pour son enterrement, mais arrivera trop tard. A Paris, une église lui est dédiée dans le quartier parisien des ferronniers d’art et des ébénistes, l’église Saint-Eloi reconstruite en 1967. Une église, détruite en 1793, lui était dédiée dans la rue des Orfèvres, près de l’hôtel de la Monnaie (rue de la Monnaie à Paris 4e).

 

Cette biographie est tirée du site de la Conférence des Evêques de France dédié aux Saints.

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Procession de la statue de Saint Éloi
© Godong
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